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Dans les cinémas MK2, les premiers chiffres de la reprise "sont excellents"

Les cinémas français ont rouvert leurs portes ce lundi dans des conditions sanitaires strictes. Sur BFM Business, Nathanaël Karmitz président du directoire du groupe MK2 s'est réjoui du retour des spectateurs, d'autant plus qu'ils sont venus en nombre pour la reprise.

Les Français de retour au cinéma. Ce lundi, c'est la réouverture des grands écrans dans toute la France, dans des conditions de distanciation sociale : des jauges limitées à 50% de leur capacité. Mais pour le président du directoire du groupe MK2, Nathanaël Karmitz, présent à son cinéma du 13ème arrondissement parisien, l'heure est au soulagement. "Les spectateurs sont là depuis ce matin 9h donc on est plutôt ravis" explique-t-il sur BFM Business, ce lundi. "Les premiers chiffres sont excellents. On fait plus de 300 personnes à cette première séance de 9h du matin" (dans ce cinéma précis, ndlr), c'est-à-dire un remplissage similaire à l'avant-crise.

En attente d'un décret

"Après tout l'enjeu maintenant est de savoir quand la jauge va revenir à 100%", donc sans être obligé d'éloigner les spectateurs. "Il faut avoir des perspectives sur cette normalité" réclame-t-il.

Dimanche matin, le ministre de la Culture Franck Riester a annoncé que les cinémas pourront augmenter cette jauge, tant que chaque groupe est espacé d'un siège libre. Pour autant, le décret n'ayant pas été encore publié, MK2 maintient sa politique de 50%.

L'autre question est de connaitre l'impact de cette crise sur le cinéma. "On a été très actifs pendant ce confinement" explique Nathanaël Karmitz qui rappelle la présence "d'un bout de notre catalogue sur Netflix" mais aussi de l'organisation d'un concours de court-métrages.

"On a envie de se rouler des pelles dans le noir"

Pour autant, il ne croit pas à la fin du grand écran. "La présence des plateformes des streaming pendant cette période était finalement obligatoire. Le numérique reste le grand gagnant à tous les niveaux de cette crise" reconnait-il. "Mais néanmoins, ce qu'elle a démontré aussi, c'est que les gens ont un besoin de vie, ont besoin de sortir, ont besoin d'aller boire des verres, ont besoin d'aller au cinéma. Et au bout d'un moment, le canapé c'est bien mais on a envie de sortir, on a envie de rire et pleurer, on a envie d'aller en couple au cinéma, on a envie de se rouler des pelles dans le noir, on a envie de tout ça…" De quoi redonner de la vie aux salles obscures ?
Thomas Leroy