BFM Business

Covid-19: pour rassurer leurs clients, les croisiéristes repensent la vie à bord de leurs paquebots

MSC Croisières va reprendre ses activités dès 16 août prochain, Costa en septembre. Dans des conditions évidemment particulières auxquelles les croisiéristes ont longuement réfléchi pour assurer des voyages sans risques.

Les navires de MSC Croisières (re)larguent les amarres. Le 16 août prochain, le MSC Grandiosa prendra le départ depuis Gênes et sera suivi, le 29 août, par le MSC Magnifica au départ de Bari. Le groupe italien est ainsi le premier croisiériste international à reprendre ses voyages en Méditerranée tandis son concurrent Costa annonce une reprise pour le 6 septembre.

Si ces nouveaux départs étaient très attendus par le secteur touristique, rien n'assure que les voyageurs accepteront de reprendre la mer. Pendant le pic de la pandémie, plusieurs navires avaient été particulièrement touchés par le coronavirus, à commencer par le Diamond Princess qui s'est retrouvé avec plus de 700 personnes malades à son bord.

"Un challenge qui n'est pas trop difficile pour nous"

Comment éviter de répéter un tel scénario cauchemar? "Cela fait des mois que l'on travaille sur un protocole sanitaire qui est extrêmement élaboré" tente de rassurer Patrick Pourbaix, directeur général France, Belgique et Luxembourg de MSC Croisières, sur le plateau de Good Morning Business. Et la première des mesures est "de ne pas remplir les bateaux, bien évidement" explique-t-il. "On remplira les bateaux à 70% au grand maximum."

Un taux qui permettra d'assurer la distanciation sociale, assure-t-il. "On ne se rend pas compte de la taille de ces grands paquebots (…) donc c'est un challenge qui n'est pas trop difficile pour nous."

Au-delà de ce critère, le croisiériste a dû passer au peigne fin toutes ses activités à bord. "on a examiné chaque animation et on a trouvé, à chaque fois, une solution" poursuit le patron, par exemple en multipliant les spectacles pour étaler le nombre de spectateurs ou encore en changeant totalement le système d'air climatisé pour qu'il vienne de l'extérieur avec des filtres antibactériens.

"Nous allons tester tous nos passagers"

A cela, il faut ajouter les procédures de sécurité comme les prises de température, les questionnaires de santé et surtout les tests. "Nous allons tester tous nos passagers" avant qu'ils ne montent à bord, indique Patrick Pourbaix. Par ailleurs, durant les escales, les passagers ne seront plus autorisés à se promener librement. Les visites seront toutes strictement encadrées.

"Bien sûr que la sécurité totale, à 100%, personne ne peut la garantir" reconnait ce dernier. "Mais ce qui était important c'est de prévoir tous les aléas. Si un cas se déclarait, on a prévu à bord une zone du navire, des cabines isolées, un système d'air conditionné complètement séparé (…) On a prévu que le passager soit débarqué et pris en charge à l'escale suivante." De quoi convaincre les amoureux de la mer ?

Thomas Leroy