BFM Business

Bruxelles donne son feu vert au rachat de Sky par Fox

L'UE autorise le rachat de Sky par Fox

L'UE autorise le rachat de Sky par Fox - BEN STANSALL / AFP

La Commission européenne a estimé que ce rachat d'un montant de près de 15 milliards d'euros "ne poserait pas de problème de concurrence en Europe".

Après une première tentative manquée en 2012, Fox a enfin réussi son coup. La Commission européenne a autorisé le rachat "sans condition" du groupe de télévision britannique Sky par le géant américain des médias, a-t-elle annoncé vendredi dans un communiqué. Gardienne de la concurrence sur le Vieux Continent, la Commission "est parvenue à la conclusion que l'opération ne poserait pas de problème de concurrence en Europe", indique le communiqué. 

La Fox, qui est l'un des six plus grands studios de cinéma hollywoodiens (20th Century Fox) et un opérateur de chaînes de télévision (Fox, National Geographic) appartient à la famille Murdoch. Elle avait mis en décembre près de 15 milliards de dollars sur la table pour acheter l'intégralité de Sky, dont elle possède déjà 39% des parts, afin de créer "un leader mondial dans la création et la distribution de contenus" en mettant notamment l'accent sur le sport.

Une "concurrence limitée"

"Fox et Sky exercent principalement leurs activités sur des marchés différents en Allemagne, Autriche, Irlande, Italie et au Royaume-Uni. Elles se livrent à une concurrence limitée, essentiellement sur les marchés de l'acquisition de continu télévisuel et de l'offre en gros de chaînes de télévision payante de base", relève l'exécutif européen. "La Commission est parvenue à la conclusion que l'opération envisagée ne donnerait lieu qu'à une augmentation limitée des parts de marché existantes de Sky pour l'acquisition de contenu télévisuel ainsi que sur le marché de l'offre en gros de chaînes de télévision payante dans les États membres concernés".

Ce n'est pas la première fois que la famille Murdoch tente de prendre le contrôle total de Sky. En 2012, une tentative d'emprise sur le groupe britannique, qui s'appelait alors BSkyB, avait pâti du contexte sulfureux lié aux écoutes téléphoniques du News of the World, tabloïd britannique de la galaxie Murdoch qui avait ensuite été fermé.

P.L avec AFP