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Brésil : Le luxe français veut sa part du gâteau

Dilma Rousseff, la présidente brésilienne, est en visite de deux jours à Paris

Dilma Rousseff, la présidente brésilienne, est en visite de deux jours à Paris - -

A l’occasion de la visite de deux jours à Paris de la présidente brésilienne, il sera question des barrières douanières du pays, qui pénalisent fortement les marques de luxe françaises.

La présidente brésilienne Dilma Rousseff est en visite d’Etat de deux jours à Paris les 11 et 12 décembre. Au menu des discussions, sans doute une demande de la France d'assouplir un peu les barrières aux frontières. Le secteur du luxe français n'attend que ça pour se déployer en force au Brésil, où le marché existe bel et bien.

Les Brésiliens sont de plus en plus friands de luxe. Mais ils préfèrent faire leurs emplettes à l'étranger. Plus de 60% des achats de produits de luxe se font hors du Brésil. En France, par exemple, les visiteurs brésiliens arrivent en quatrième position en termes de dépenses.

Le secteur du luxe au Brésil génère 2 milliards d'euros par an

Et pour cause, les barrières douanières sont tellement élevées au Brésil que les prix des produits de luxe y sont 40 à 50% plus élevés qu'en Europe. Ajoutez-y des taxes diverses et variées qui changent régulièrement et vous comprendrez que, comme l'Inde, le Brésil est loin d'être un eldorado pour les marques de luxe françaises.

Pourtant, elles aussi aimeraient bien leur part du gâteau. Au Brésil, le secteur du luxe c'est 2 milliards d'euros, en croissance de 20% par an depuis trois ans.

Les marques françaises les plus connues y sont depuis 20 ans. Et pourtant aujourd'hui, le marché brésilien représente seulement 2% du chiffre d'affaires des 75 maisons de luxe du Comité Colbert, de Baccarat à Yves Saint Laurent, en passant par Cartier et Vuitton.

Karine Vergniol