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Scotland Yard transformé en hôtel de luxe

La façade en briques sera le seul héritage de l'époque Scotland Yard

La façade en briques sera le seul héritage de l'époque Scotland Yard - -

Londres comptera bientôt un nouveau palace en lieu et place de l'ancien siège de la police britannique. Un lieu chargé d'histoire où la nuit sera facturée 14.000 euros.

Après avoir accueilli petits et grands criminels les anciens locaux de Scotland Yard s’apprêtent à se transformer en nid douillet pour riches fortunés. Telle est la volonté de Yusuffali Kader, un richissime homme d’affaires indien qui vient de signer un chèque de 154 millions d’euros pour acquérir les lieux. Et il veut aller vite : les travaux, estimés à 70 millions d’euros, ont déjà commencé.

des prestations haut-de-gamme

Galliard Homes, le promoteur en charge de ces travaux a prévu de conserver la belle façade victorienne en brique rouge qui date de 1829 ainsi que l'inscription, "The Great Scotland Yard". Mais c'est la seule chose qui rappellera son passé. Pour le reste, les 56.000 m2 seront redécorés dans un style “contemporain ”. 235 chambres de l'hôtel seront repartis sur 7 étages avec plusieurs restaurants, deux bars, une bibliothèque, une salle de jeux de 8.550 m2. Sans oublier, un service de conciergerie capable de gérer 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 les caprices de la clientèle fortunée. Car ces prestations palace ne sont pas à la portée de tout le monde: la nuit sera facturée 14.000 euros.

Un lieu chargé d'histoire

Le Grand Hôtel Scotland devrait accueillir ses premiers clients dès 2017. "Londres est sans aucun doute l’une des villes les plus attrayantes au monde, notamment pour les touristes. Nous savons que ce projet est une vraie opportunité, et qu’il va contribuer au développement de la ville", a déclaré de son côté Yusuffali Kader.

Pour séduire la clientèle, les nouveaux propriétaires comptent bien capitaliser sur la renommée et l'héritage des lieux. C'est au 4 Whitehall Place à Westminster que les policiers ont enquêté sur les crimes de Jack L’éventreur. L'équivalent britannique du 36 quai des Orfèvres revient également de façon récurrente dans les romans de Conan Doyle ou Charles Dickens.

H.C avec Bfmbusiness.com