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Samaritaine: le chantier de nouveau stoppé

Le chantier avait déjà été arrêté en mai car la structure paraissait "dissonante".

Le chantier avait déjà été arrêté en mai car la structure paraissait "dissonante". - Loic Venance - AFP

La justice a décidé, ce 5 janvier, de stopper les travaux de rénovation. En mai déjà, le chantier avait été arrêté avant de reprendre en octobre.

Nouveau rebondissement dans le dossier de la Samaritaine. La cour administrative d'appel de Paris a décidé, ce lundi 5 janvier, de stopper de nouveau le chantier. Elle confirme donc l'annulation du permis de construire.

L'architecture extérieure du nouveau bâtiment prévu dans le projet "ne répond pas à l'obligation d'insertion de la construction projetée dans le tissu urbain environnant", selon les dispositions du plan local d'urbanisme de Paris, a considéré la cour administrative d'appel dans son arrêt.

LVMH, l'entreprise propriétaire de la Samaritaine, a annoncé qu'elle avait décidé de saisir le conseil d'Etat.

Le 16 octobre, la cour avait suspendu les effets du jugement prononcé par le tribunal administratif de Paris le 13 mai, dans l'attente de l'examen du dossier au fond. Ce sursis à exécution avait permis la reprise du chantier.

Dans son arrêt du 16 octobre, la cour d'appel avait estimé qu'"aucun des moyens soulevés à l'encontre du permis de construire litigieux par (les associations requérantes) n'apparaît, en l'état de l'instruction, fondé", selon l'arrêt consulté par l'AFP.

Les "constructions nouvelles doivent s'insérer dans le paysage"

Mi-mai, le tribunal administratif avait estimé en revanche que la juxtaposition du nouveau bâtiment prévu par LVMH (propriétaire du lieu), plus particulièrement sa façade ondulante réalisée en verre, et d'immeubles parisiens en pierre, "variés mais traditionnels", apparaissait "dissonante".

Le tribunal administratif était saisi par deux associations, la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris qui font valoir que cette façade en verre conçue par l'agence japonaise Sanaa ne respecte pas les règles du Plan local d'urbanisme (PLU) stipulant que les "constructions nouvelles doivent s'insérer dans le paysage par leur volume, leurs matériaux, leur aspect".

Diane Lacaze avec AFP