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Logement: des mesures en 2015 pour relancer la construction

La construction de logements neufs est tombée à un plus bas historique.

La construction de logements neufs est tombée à un plus bas historique. - -

Le Premier ministre a rencontré les professionnels de l'immobilier vendredi 11 juillet. Une fiscalité plus incitative pourrait être inscrite dans le budget 2015.

Relancer le secteur du logement, une sempiternelle rengaine et toujours pas de solution. Le Premier ministre, Manuel Valls, a reçu vendredi 11 juillet les principales organisations professionnelles de la construction pour les "mobiliser" en faveur du logement et entendre leurs propositions afin d'élaborer de nouvelles mesures de relance du secteur. Des nouvelles mesures qui pourraient figurer dans le budget 2015.

"Il est nécessaire d'aller vite, d'accélérer la production et la rénovation énergétique des logements, parce que cela répond à la fois à une exigence et une attente forte de nos concitoyens, mais également à un secteur économique en difficulté aujourd'hui", a résumé la ministre du Logement, Sylvia Pinel, qui participait à cette entrevue à Matignon.

La construction est à la peine, avec des mises en chantier tombées au niveau historiquement bas de 312.000 sur 12 mois à fin mai. Loin de l'objectif gouvernemental de 500.000 par an.

Un prêt à taux zéro élargi

Le 25 juin, le gouvernement a dévoilé un train de mesures incluant notamment un prêt à taux zéro (PTZ) élargi, un soutien à l'investissement locatif, et une simplification des normes de construction. La loi Alur, que les professionnels décrient depuis le début, devraient être remaniée. Les professionnels ont fait part de leurs remarques à Manuel Valls sur ce sujet très sensible.

Selon eux, il convient maintenant de mettre en œuvre ces réformes sans tarder, mais aussi de les compléter par d'autres, comme une fiscalité incitative sur la cession de terrains constructibles, et un soutien à l'accession à la propriété pour les classes moyennes.

La Fédération des promotreurs immobiliers (FPI) souhaite que les banques accordent des "prêts sur 25 ans, une durée sur laquelle elles ne prêtent plus". Le PTZ aux critères d'attribution élargis est cantonné à certaines zones rurales, ce qu'elle juge insuffisant.

La Capeb prône de son côté une TVA à 5,5% "sur tous les travaux" (au-delà de la rénovation énergétique) et la mise en place d'un prêt bancaire "à taux très bas" mobilisant les fonds du Livret A et du Livret développement durable, pour aider les ménages à financer leurs travaux.

D. L. avec AFP