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L'immobilier ancien s'est vendu encore plus cher au premier trimestre 2018

Les prix des logements anciens français ont continué à augmenter, de l'ordre de 3,5%, au premier trimestre 2018, après deux années d'essor à des niveaux de transactions historiques, selon l'indice Notaires-Insee.

Entre janvier et mars 2018, les prix de l'immobilier ancien ont augmenté de 3,5% par rapport à la même période de l'année précédente. Le mouvement est également sensible par rapport au dernier trimestre de 2017: les prix gagnent 1,5%, selon l'indice Notaires-Insee. Le marché sort de deux années florissantes pendant lesquelles les transactions ont atteint des niveaux sans précédent, dans un contexte de très bas taux d'intérêt favorisant les prêts immobiliers. 

Sur ce plan, le volume des transactions a continué à s'inscrire en hausse au premier trimestre par rapport à la même époque de 2017 - à 956.000 contre 877.000 un an plus tôt -, même s'il marque une légère inflexion par rapport aux trois mois précédents. "On constate un léger tassement mais ce n'est pas du tout catastrophique", a assuré le notaire parisien Thierry Delesalle. Quant aux prix, leur hausse obéit aux mêmes tendances que précédemment: elle est tirée par le marché des appartements (+4,3% sur un an) davantage que par celui des maisons (+2,9%), plus restreint et aux prix plus fluctuants.

Les prix des appartements parisiens ont crû de 7% en un an

Dans le détail des régions, l'Île-de-France voit se poursuivre la hausse des prix de l'ancien, mais avec un ralentissement: ils s'inscrivent en progression de 4,3% sur un an, un chiffre qui décélère depuis plusieurs trimestres. Les appartements parisiens, notamment, voient la hausse des prix ralentir nettement même si elle reste à un niveau élevé de plus de 7%, là encore sur un an. Selon une étude récente de Meilleursagents.com, les prix moyens ont dépassé les 9000 euros du mètre carré dans la capitale. 

Il y a "une certaine homogénéisation entre le marché des appartements et des maisons" sur l'ensemble de l'Île-de-France, a remarqué le notaire parisien. "On constate un certain resserrement", a-t-il ajouté, remarquant néanmoins qu'il était habituel que le marché des maisons soit particulièrement actif en début d'année.

Hors Île-de-France, la hausse des prix est moins marquée, à 3,1% sur un an, mais enregistre à l'inverse une accélération: au niveau des variations, "les écarts se resserrent" donc entre l'Ile-de-France et le reste du pays, Thierry Delesalle. Mais hors du marché francilien "aussi, il y a des contrastes", tempère-t-il, soulignant que ce sont quelques "villes dynamiques" qui portent la hausse des prix.

F.B avec AFP