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Succès en demi-teinte pour la néobanque Revolut

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La fintech a perdu a perdu 106,5 millions de livres sterling l'année dernière contre 32,8 millions de livres sterling en 2018. Pour autant, elle poursuit son développement et a vu son nombre de clients exploser.

La néobanque britannique Revolut vient de dévoiler ses résultats pour l'année 2019 et affiche des pertes à hauteur de 106,5 millions de livres sterling, soit le triple des pertes de 2018 (32,8 millions de livres sterling).

Ces pertes abyssales sont néanmoins tempérées par des revenus qui augmentent moins fortement (+180%) mais permettent à l'entreprise de rester dans le vert avec 163 millions de livres sterling de recettes (contre 58 millions en 2018).

Des chiffres qui prouvent l'attrait réel pour Revolut, affirme l'entreprise dans un communiqué. Le nombre de clients est ainsi passé de 3,5 millions en 2018 à 10 millions l'année dernière. Aujourd'hui, la néobanque compte 13 millions d'utilisateurs dans le monde. Les dépôts ont aussi doublé, passant de 1 milliard de livres en 2018 à 2,2 milliards de livres en 2019. "Bien que nous ayons encore du chemin à parcourir, nous sommes satisfaits de nos progrès en 2019", s'est félicité le fondateur et directeur général Nikolay Storonsky.

Enorme levée de fonds

Mais ces résultats n'intègrent évidemment pas encore la crise qui a secoué le monde entier. La startup reconnait que la pandémie a freiné son développement en raison des "restrictions sur la capacité des clients à effectuer des voyages et d'autres dépenses". Heureusement, elle avait levé 500 millions d'euros en février dernier, lui permettant d'affronter la crise avec une trésorerie confortable. Fin juillet, elle a annoncé la clôture de cette opération avec une extension de 80 millions de dollars, pour assurer son développement aux Etats-Unis.

Revolut a pourtant connu des mois difficiles avec les départs fracassants de certains directeurs, critiqué pour leur management au sein de l'entreprise. 

Du côté des concurrents directs de Revolut, la néobanque allemande N26 poursuit aussi sa croissance et est devenue rentable en France avec 1,5 million de clients. En revanche, l'autre rival, le Britannique Monzo, est en grande difficulté et a déjà procédé à 120 licenciements.

Thomas Leroy