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Livret A : la Banque de France recommande d'abaisser le taux à 1,25%

Le taux du livret A pourrait passer à 1,25%.

Le taux du livret A pourrait passer à 1,25%. - -

La Banque de France préconise de passer le taux du livret A d'1,75% actuellement à 1,25%. Si elle avait été véritablement calculée sur l’inflation, la baisse aurait dû être encore plus importante.

C’est l’une des conséquences de la faible inflation. Actuellement à 1,75% le taux du livret A devrait baisser au 1er août. Dans un communiqué publié ce vendredi, la Banque de France a recommandé de le passer à 1,25%. Et si le chiffre vous paraît bas, dites-vous que cela aurait pu être encore pire. Le taux de ce placement aurait dû reculer à 1% si la formule prévue par la loi avait été appliquée à la lettre. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a toutefois choisi d'y déroger car cela « conduirait à une forte variation et à un niveau inédit de la rémunération du Livret A ». Le gouvernement, lui, aurait envisagé un taux à 1,5%, révélait cette semaine le quotidien Les Echos. Le ministre des Finances, Pierre Moscovici, doit annoncer sa décision sur l'évolution du taux dans les prochains jours.

« Maintenir une rémunération positive »

« Le gouverneur de la Banque de France observe que la stricte application de la formule de calcul des taux de l'épargne réglementée conduirait à abaisser à partir du 1er août le taux du livret A de 1,75% à 1% », lit-on dans le communiqué. « Le gouverneur a décidé que cette circonstance exceptionnelle justifiait qu'il soit dérogé à la stricte application des taux calculés selon la formule de calcul en vigueur, ainsi que le règlement en prévoit la possibilité », poursuit le communiqué.
« Le gouverneur de la Banque de France propose en conséquence de limiter à 0,50 point la baisse du taux du livret A qui serait ainsi fixé à 1,25%, ce qui permettrait de maintenir au cours des prochains mois une rémunération très largement positive de l'épargne réglementée tout en diminuant d'une façon significative le coût du financement de l'économie », ajoute-t-il

Mathias Chaillot avec AFP