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Les Français acceptent l'idée que les banques réduisent le nombre de leurs agences

Une étude Deloitte montre que les Français sont prêts à se contenter d'une relation à distance avec leur conseiller de clientèle. De quoi justifier la réduction du nombre des agences bancaires.

Les Français sont de moins en moins attachés à leur agence bancaire. Le fait de disposer d'un accès physique à son conseiller de clientèle n'est plus un élément incontournable de la relation bancaire. C'est en tous cas qui ressort de l'étude publiée par Deloitte.

64% des clients affirment en effet que si leur agence devait fermer, ils seraient prêts à se contenter d'une relation avec leur conseiller par téléphone ou en visio-conférence. C'est un changement majeur. Jusqu'ici pourtant, leur fréquentation avait beau baisser, les clients restaient malgré tout attachés à la présence d'une agence près de chez eux.

La cote de confiance remonte

L'explication tient à deux éléments. C'est d'abord une question de confiance. Plus cette cote de confiance remonte -et c'est le cas en ce moment- moins les clients éprouvent le besoin d'avoir un point de contact physique près de chez eux. Ensuite, l'usage du digital a fini par entrer dans les mœurs. Les opérations via, une application ou internet, viennent encore de progresser de cinq points par rapport à l'an dernier.

Aujourd'hui, assure l'auteur de l'étude, l'agence n'est réellement indispensable que pour 4% de la clientèle. Autant dire que rien ne s'oppose plus à la réduction de leur présence physique dans les villes, que les banques vont donc accélérer.

Caroline Morisseau