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Les États-Unis allègent la réglementation bancaire

Le président américain Donald Trump.

Le président américain Donald Trump. - Nicholas Kamm / AFP

Donald Trump a signé ce jeudi le texte qui détricote les mesures de réglementation bancaire mises en place depuis la crise de 2008.

Le président Donald Trump a signé jeudi le texte de loi assouplissant la règlementation bancaire mise en place après la crise financière de 2008 pour prévenir un nouveau krach et maîtriser les excès de Wall Street.

Le Congrès avait approuvé mardi, par une confortable majorité, cette nouvelle loi qui soustrait désormais des milliers de banques de petite et moyenne tailles à certaines règles de contrôle imposées par la loi Dodd-Frank de 2010 tout en maintenant les réglementations clés visant aux Etats-Unis les plus grands établissements.

"C'est véritablement un grand jour pour les travailleurs américains et les petites entreprises de toute la nation. La loi que je signe aujourd'hui revient sur les régulations Dodd-Frank qui étaient paralysantes", a commenté le président en signant le texte devant des journalistes.

"Libérer du potentiel économique"

Donald Trump a souligné que cela avait été un "désastre" de mettre toutes les entreprises sur le même plan, indépendamment de leur taille. "Nombre de petites banques ont été contraintes de fermer", a-t-il déploré, ajoutant que 20% de petites banques avaient disparu du fait de la loi Dodd-Frank.

Le président américain a en outre indiqué que son administration allait "peut-être" assouplir la régulation relative aux grands établissements bancaires, estimant que ces derniers sont "désavantagés lorsqu'il s'agit de prêter de l'argent aux personnes souhaitant ouvrir leur société".

"Nous avons trop entendu (l'expression) trop grande pour faillir" (Too big to fail), a-t-il insisté, soulignant qu'il s'agissait d'ôter un fardeau inutile pour "libérer du potentiel économique".

L'administration Trump appelait de ses vœux cette nouvelle loi protégeant, selon elle, les banques face à une "régulation excessive". Mais pour ses opposants, dont la cheffe de la majorité démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi, ce nouveau dispositif législatif frappe de plein fouet les protections érigées après la crise de 2008.

J.-C.C. avec AFP