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Laurent Mignon: "Natixis a vraiment tourné la page de la crise"

Laurent Mignon était l'invité du Grand Journal avec Delphine Liou ce mardi 7 mai 2013.

Laurent Mignon était l'invité du Grand Journal avec Delphine Liou ce mardi 7 mai 2013. - -

Le directeur général de la banque qui regroupe les réseaux des Caisses d'épargne et des Banques populaires était invité sur BFM Business ce mardi 7 mai. Il y a détaillé les bons résultats de la banque et ses objectifs.

Résultat net part du groupe en hausse, à 337 millions d'euros, produit net bancaire en augmentation de 3%. Ce sont ces résultats en nette progression que venait commenter Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, sur le plateau de BFM Business ce mardi.

Natixis, qui a frôlé la faillite en 2008, et qui a touché la quasi-totalité des aides versées par l'Etat aux banques à cette époque "a vraiment tourné la page de la crise", assure Laurent Mignon. Ses résultats "sont dans le vert depuis mi-2009", date depuis laquelle "il ne s'est pas passé un trimestre sans que Natixis ne gagne d'argent", ajoute-t-il.

La GAPC, la "bad bank" qui gérait les actifs toxiques hérités de la crise des subprimes, en a vendu pour 2,4 milliards d'euros depuis début 2013, et devrait être "fermée d'ici l'année prochaine", souligne Laurent Mignon.

Ce dernier, qui s'était montré très critique à l'égard des nouvelles règles de liquidité pour les banques européenne affirme que les réseaux Caisses d'épargne et Banques Populaire ont atteint les 9,4% de ratio de solvabilité, soit plus que les 9% exigés d'ici 2018.

Le groupe compte donc verser un dividende exceptionnel à ses actionnaires cette année, de 2 milliards d'euros, soit 65 centimes d'euros par action si l'assemblée générale l'accepte. 600 millions sont destinés aux actionnaires minoritaires. Une bouffée d'air, sachant que le titre, introduit à un peu moins de 20 euros en 2006, flirte aujourd'hui avec les 3 euros. A écouter le directeur général, "Natixis s'est engagée à verser 50% de ses bénéfices en dividendes à l'avenir"!

Alors que la Société générale a annoncé ce 7 mai la suppression d'un millier de postes dans le monde, il n'est "pas question de licenciements chez Natixis", assure son directeur général. Il admet que "tous les groupes bancaires sont en train de réfléchir à la façon de faire leur métier". Etant donné que certains marchés, comme l'Europe, décélèrent, et que d'autres sont en croissance, Laurent Mignon reconnaît que des "déplacements géographiques" pourraient intervenir.

N.G.