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La sortie de Grèce du Crédit Agricole coûtera cher à l’Etat

Emporiki aura coûté cher à Crédit Agricole, et généré un sérieux manque à gagner pour l'Etat

Emporiki aura coûté cher à Crédit Agricole, et généré un sérieux manque à gagner pour l'Etat - -

Emporiki, la filiale grecque de la banque, a enfin été cédée. Le Crédit Agricole, qui a perdu beaucoup d’argent à cause d’elle, va bénéficier d'une déduction fiscale liée à sa moins-value. Ce qui va peser sur les finances publiques.

Le Crédit Agricole peut enfin sortir de Grèce. La banque a réussi à céder sa filiale Emporki à Alpha Bank à l’occasion d’une transaction conclue le 17 octobre. La banque dirigée par Jean-Paul Chifflet aura perdu près de neuf milliards d'euros à cause de cette filiale. Mais c'est sans tenir compte de la moins-value que la banque va enregistrer et dont la déduction fiscale va coûter cher à l'Etat.

Une déduction fiscale équivalente aux recettes de la taxe sur les transactions financières

Pour l'Etat se serait à près de 800 millions d'euros de rentrée fiscale en moins si l'on en croit les calculs de Morgan Stanley, voire même un peu plus selon d'autres analystes. 800 millions d'euros, c'est pratiquement l'équivalent de ce que la taxe sur les transactions financières doit rapporter à l'Etat cette année. De quoi anéantir, donc, l'impact de la mesure.

Et Bercy n'y échappera pas. Le Crédit-Agricole va bel et bien engranger une moins-value dans le cadre de cette cession et bénéficier à ce titre paiera moins d'impôts sur les sociétés. Le calcul de cette moins-value fiscale est d'ailleurs suivi de très près au sein du ministère, qui se serait bien passé de ce manque à gagner.

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