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La Deutsche Bank pourrait à son tour être impliquée dans le scandale iranien

Après le Libor, la Deutsche Bank est désormais soupçonnée d'avoir participé à un autre scandale financier

Après le Libor, la Deutsche Bank est désormais soupçonnée d'avoir participé à un autre scandale financier - -

Les autorités américaines enquêtent pour déterminer si la banque allemande a dissimulé des transactions illicites avec l'Iran, via ses filiales américaines. La Deutsche Bank affirme avoir cessé toute opération avec Téhéran depuis 2007.

C’est la grande affaire qui mine le secteur financier avec le scandale du Libor. Après la Britannique Standard Chartered, la Deutsche Bank est à son tour visée par des enquêtes dans une affaire de transactions illicites avec l’Iran.

Selon le New York Times du 19 août, les autorités américaines cherchent à déterminer si l’établissement allemand a fait transiter des milliards de dollars de transactions liées à Téhéran, via ses filiales américaines. L’Iran est en effet considéré comme "persona non grata" sur la scène internationale, a fortiori pour les Etats-Unis qui assimilent la République islamique à l'ennemi numéro un.

La Deutsche Bank pourrait toutefois échapper aux sanctions

Les faits qui impliqueraient la Deutsche Bank sont ainsi similaires à ceux reprochés à Standard Chartered. A un bémol près: pour le moment, la banque allemande n’est pas soupçonnée d’avoir entrepris des opérations avec des clients iraniens après 2008. Passée cette année, un vide juridique qui pouvait autoriser de telles pratiques a été comblé.

Pour sa défense, la banque assure d'ailleurs s'être engagée dès 2007 à stopper ces transactions avec l'Iran. Ce qui pourrait lui permettre d'échapper à d'éventuelles sanctions.

Les autorités américaines étaient accusées par les Britanniques de ne s’en prendre qu’aux banques de la City. HSBC est en effet également sous le coup de poursuites liées au blanchiment d'argent aux Etats-Unis. La justice américaine démontre avec ce nouvel épisode qu'elle ne limite pas ses actions aux établissements du Royaume-Uni.

Caroline Morisseau et BFMbusiness.com