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La BCE réfléchirait à racheter 1.000 milliards d'euros d'actifs

La BCE estimerait que ce plan permettrait d'augmenter l'inflation de 0,2 à 0,8%.

La BCE estimerait que ce plan permettrait d'augmenter l'inflation de 0,2 à 0,8%. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, ce vendredi 4 avril, la Banque centrale européenne aurait modélisé un programme de rachat d'actifs de 1.000 milliards d'euros. L'institution européenne réfléchit de plus en plus à muscler son action.

Mario Draghi n'aurait donc pas bluffé. Jeudi, le président de la Banque centrale européenne a clairement indiqué que son institution planchait sur des mesures non conventionnelles, et que la totalité du conseil du gouverneur "était unanime" quant à la nécessité d'agir.

Il avait alors révélé que ses collègues et lui ont évoqué la piste d'un assouplissement quantitatif, c’est-à-dire des rachats d'actifs sur les marchés, sans en discuter les détails précis.

Ce vendredi 4 avril, une information émanant du journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) est venu confirmer les indices laissés par Mario Draghi. Le média allemand rapporte ainsi que la BCE a modélisé un plan de rachat d'actifs allant jusqu'à 1.000 milliards d'euros.

Risque de bulle?

Le FAZ rapporte que la BCE estime que cette action, sur un an, ajouterait 0,2 à 0,8 point au taux d'inflation, en fonction du modèle économique suivi, la hausse des prix en zone euro étant actuellement à son plus bas niveau, historique soit 0,5%.

"La question qui se pose est de savoir si le marché de la dette privée en Europe est suffisamment important pour un QE (Quantitative easing, le terme anglais pour assouplissement quantitatif, ndlr)", observe le quotidien financier, citant une source proche de la banque centrale.

Le média allemand ajoute qu'un banquier central se dit très préoccupé par les éventuelles distorsions de marché qu'une telle initiative entraînerait, redoutant en particulier l'émergence d'une bulle spéculative sur le marché des emprunts de sociétés.

J.M. avec Reuters