BFM Business

HSBC et JPMorgan, les deux banques dont les faillites menaceraient le plus l'économie

HSBC, au coté de JP Morgan, se classe dans la catégorie des plus importants établissements systémiques.

HSBC, au coté de JP Morgan, se classe dans la catégorie des plus importants établissements systémiques. - -

Le Conseil de stabilité financière a publié, ce lundi 11 novembre, un document listant et classant les banques dont la faillite mettrait le plus à mal l'économie mondiale. BNP Paribas arrive dans la troisième catégorie la plus importante, Crédit Agricole dans la quatrième.

"Too big to fail" ("Trop grosse pour faire faillite"). Cette célèbre expression désigne les banques qui sont trop importantes pour sombrer car leur naufrage mettra alors à mal l'ensemble de l'économie mondiale. L'exemple le plus célèbre est la banque Lehman Brothers, à l'origine de la crise de 2008.

Ces banques sont ainsi dites "systémiques". Ce lundi 11 novembre, le Conseil de stabilité financière (CSF), qui dépend du comité de Bâle, une instance en charge d'édicter les règles prudentielles en matière bancaire, a publié une liste actualisée de ces "établissements systémiques".

Le CSF les range en catégorie, selon les risques potentiels que leur faillite représente. Plus une banque se classe dans une catégorie élevée, plus le CSF leur demande de renforcer leur solidité financière, en augmentant le ratio de fonds propres (capital et réserves) rapportés aux risques. Le but: éviter que le contribuable ne paie le naufrage de cette banque comme cela a été le cas pour Dexia ou le Crédit lyonnais.

La chinoise ICBC fait son apparition

La première catégorie, la plus élevée, ne contient aucun établissement. En revanche, deux banques se classent dans le deuxième groupe le plus important: la sino-britannique HSBC et surtout JPMorgan, l'américaine qui enchaîne litiges et scandales.

Ces deux établissements devront augmenter de 2,5% leurs ratio de fonds propres par rapport aux exigences déjà formulées par le comité de Bâle (7%). Ce qui porte le total à 9,5%.

Du côté des banques françaises, BNP Paribas arrive dans "la troisième division", qui lui impose un coussin supplémentaire de 2%. Crédit Agricole est classée dans la quatrième catégorie (+1,5%), Société Générale et le groupe Banque Populaire Caisse d'Epargne dans la cinquième (+1%).

Une nouvelle venue fait, par ailleurs, son apparition dans la liste, la banque chinoise ICBC, qui échoue, elle aussi, dans la dernière catégorie. Ce qui porte le nombre total d'établissement à 29.

La liste définitive sera communiquée l'an prochain par le CSF. Les contraintes supplémentaires de capital imposées aux banques devront alors être appliquées en 2016.

Julien Marion