BFM Business

Citigroup réduit la voilure

La banque de détail est le métier le plus touché par ce plan de réorganisation

La banque de détail est le métier le plus touché par ce plan de réorganisation - -

La banque américaine a annoncé, ce mercredi 5 décembre, la suppression de 11 000 emplois à travers le monde, dans le cadre d’un vaste plan de réorganisation. La banque de détail est la branche la plus touchée.

C’est la première grande manœuvre orchestrée par le nouveau patron de Citigroup, Michael Corbat, qui a remplacé en octobre Vikram Pandit à la tête de la banque américaine.

Ce mercredi 5 décembre, l’établissement d’outre-Atlantique a annoncé qu’il allait supprimer 11 000 postes, soit 4% de ses effectifs totaux, dans le cadre d’un vaste plan de réorganisation. Ce dernier est censé rapporter 1,1 milliard de dollars d’économies par an, à compter de 2014, selon le communiqué publié par le groupe.

Michael Corbat a été clair : cette réorganisation vise à redresser les comptes du groupe et à gagner en efficacité. "Ces actions représentent des pas logiques dans la transformation de Citigroup(…) Nous avons identifié des domaines et des produits où notre taille ne nous permet pas d’envisager une rentabilité significative".

Plus précisément la banque américaine va en premier lieu réduire la voilure dans la banque de détail : 6 200 emplois vont être supprimés, dont 40% dans les fonctions administratives et techniques. Assez surprenant, dans la mesure ou Citigroup comptait se recentrer sur ce métier, qui a plusieurs fois soutenu ses résultats.

Une charge de 1 milliard de dollars pour le quatrième trimestre

Toujours sur la banque détail, le groupe va alléger sa position dans certains pays émergents. Citigroup prévoit ainsi de "vendre ou largement réduire" ses opérations au Pakistan, au Paraguay, en Turquie et en Uruguay.

Cette recherche d’efficacité conduit également Citigroup à "optimiser" sa présence dans les 150 villes au potentiel de croissance les plus élevées. Dans cette optique, La banque va ainsi supprimer des agences dans certains pays, pour mieux se recentrer sur les grandes métropoles. 14 agences vont être fermées au Brésil, sept à Hong Kong, quatre en Hongrie, 15 en Corée et 44 aux Etats-Unis.

Citigroup assure aussi que ces réductions d'activité ne pèseront pas trop sur ses revenus. La banque estime ainsi que son chiffre ne baissera que de 300 millions de dollars par an.

A court terme, toutefois, ces mesures d’économies drastiques vont avoir un impact sur les comptes de l’établissement pour le quatrième trimestre. Citigroup indique ainsi que le plan de réorganisation se traduira par une charge exceptionnelle d’un milliard de dollars à intégrer dans ses prochains résultats financiers. Des charges moins importantes, d'environ 100 millions de dollars, seront également enregistrées durant le premier semestre 2013.

Cette cure d’amaigrissement a en tout cas plus aux marchés. Peu après l’annonce, le cours de bourse de Citigroup prenait plus de 4,5%.

Julien Marion