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Cette start-up qui bouscule le marché des complémentaires santé a séduit Xavier Niel

L'assurtech Alan a levé 35 millions d'euros en deux tours de table bouclés en deux ans.

L'assurtech Alan a levé 35 millions d'euros en deux tours de table bouclés en deux ans. - Guillaume Souvant-AFP

Le tour de table d'Alan réunit les fonds Partech et Index Ventures et Xavier Niel comme investisseur privé. Créée en 2016, la start-up a levé en tout 35 millions d'euros pour secouer les complémentaires santé avec son offre en ligne qui a convaincu 7000 salariés de PME et indépendants.

Sur un marché des complémentaires santé déjà largement couvert par les mutuelles et les assureurs, la start-up Alan a réussi à se faire une place en ciblant "les TPE, les PME et les indépendants", explique Jean-Charles Samuelian, co-fondateur et dirigeant d'Alan, sur l'antenne de BFMBusiness, "ils sont les parents pauvres de ce marché". 

Après avoir levé 12 millions d'euros en 2016, Alan vient de boucler un second tour de table de 23 millions d'euros. Les investisseurs font confiance à cette "assurtech" qui a comme concurrents des géants comme Axa ou Allianz. Cette dernière levée de fonds est menée par Index Ventures avec le fonds Partech. On y retrouve aussi Xavier Niel, nouvel investisseur à titre privé.

La start-up veut conquérir 100.000 assurés en trois ans

Depuis sa création en octobre 2016, elle a convaincu 850 entreprise, soit 7000 clients de s'assurer auprès d'elle. Tous sont salariés de TPE, PME et indépendants. Alan profite notamment de l'obligation faite aux employeurs de faire bénéficier leurs salariés d'une complémentaire santé en vigueur depuis janvier 2016. 

Pour séduire ces entreprises, la start-up a misé sur un processus simplifié, et zéro papier, de souscription en ligne. Autre avantage, les assurés peuvent envoyer une photo de leur feuille de soin depuis une appli mobile pour accélérer leur remboursement en ligne. La résiliation peut se faire sans en référer à l'employeur. 

Cette levée de fonds de 23 millions de fonds va lui permettre d'accélérer. De 20 salariés aujourd'hui, elle prévoit de passer à 80 salariés à la fin de l'année. D'ici trois ans, les fondateurs visent la couverture santé de 100.000 personnes.

Frédéric Bergé