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BNP Paribas rachète Fortis

BNP Paribas  rachète les 25% de l'Etat belge dans Fortis

BNP Paribas rachète les 25% de l'Etat belge dans Fortis - -

BNP Paribas et l'Etat belge ont trouvé un accord mercredi 13 novembre. Ce dernier a cédé à BNP Paribas ses 25% du capital de sa filiale belge BNP Paribas Fortis pour un montant de 3,25 milliards d'euros.

BNP Paribas va détenir entièrement Fortis. "Le gouvernement belge et BNP Paribas annoncent avoir trouvé un accord sur la cession à BNP Paribas de la participation de 25% du capital de l'Etat belge dans BNP Paribas Fortis pour un montant de 3,25 milliards d'euros", explique un communiqué commun publié mercredi 13 novembre.

Cette participation résultait des opérations menées en 2008-2009 dans le cadre du sauvetage de Fortis Bank Belgium, devenue alors BNP Paribas Fortis, au début de la crise financière. L'Etat belge avait injecté 2,35 milliards d'euros et pris 25% des parts de Fortis. Les 75% restants étaient détenus par BNP Paribas. Avec l'opération annoncée mercredi, le groupe français va donc devenir l'actionnaire unique de BNP Paribas Fortis.

"Cette opération marque une nouvelle étape de la récupération des investissements de l'Etat belge réalisés dans Fortis Bank Belgium", souligne le communiqué.

Objectifs pleinement atteints

"Les objectifs que le gouvernement s'était fixé lors de son investissement initial ont été pleinement atteints. La banque a tenu ses engagements malgré un contexte difficile. Le moment était dès lors venu de désengager l'Etat belge de BNP Paribas Fortis", ont déclaré à l'issue d'un conseil des ministres le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, et son ministre des Finances, Koen Geens.

Le produit de la cession, soit 3,25 milliards d'euros, "va aider l'Etat belge à atteindre ses objectifs en terme de dette publique", ont-ils ajouté. Cette cession devrait en effet permettre à la Belgique de faire passer sa dette publique sous la barre des 100% du PIB. L'Etat belge doit réaliser un gain en capital d'environ 900 millions d'euros à la clôture de la transaction.

Diane Lacaze & AFP