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Axa s'intéressera à des filiales de Generali

En cas de rachat de Generali par Intesa et Allianz, l’assureur français regarderait certains actifs à l’étranger. Notamment en Allemagne.

Axa ne restera pas muet si Generali est racheté. L’assureur italien suscite l’intérêt de la banque Intesa qui a reconnu vendredi qu’un rachat de son compatriote était une "hypothèse de travail". La banque italienne pourrait s’allier à Allianz pour que l’assureur allemand rachète des activités non-italiennes de Generali. Mais pour des raisons de concurrence, Allianz pourrait devoir revendre certaines filiales.

Autant d’opportunités qui pourraient s’offrir au français Axa. "S’il y a des actifs qui sont à vendre, on regardera" reconnaît une source proche de l’assureur. En ligne de mire, la filiale allemande de Generali qu’Allianz ne pourrait pas conserver, car elle placerait le groupe en position dominante de l’autre côté du Rhin. "Axa serait intéressé, explique un haut dirigeant du groupe. Peut-être aussi par quelques filiales en Europe de l’Est".

La tentation allemande

L’Allemagne est l’un des plus grands marchés d’Europe. Racheter la filiale de Generali permettrait à Axa d’accéder à la deuxième ou troisième place du marché derrière le leader Allianz, son grand rival européen. Sauf qu’en interne, certains font la moue quand on évoque les activités allemandes de Generali. "La direction financière n’est pas convaincue car elles sont remplies de contrats d’assurance-vie à taux garanti" décrypte un proche d’Axa. En période de taux d’intérêt bas, c’est un handicap sérieux.

De leur côté, les pays d’Europe de l’Est semblent moins attractifs. Trop petits et pas assez rentables. Mais d’autres n’hésitent pas à pointer du doigt l’Espagne où Axa n’est que le neuvième acteur du pays. Generali étant quatrième ou cinquième assureur de la péninsule -selon les années- son rachat ferait d’Axa l’un des premiers assureurs du marché espagnol.

Matthieu Pechberty