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Voici les métiers où les robots ne risquent pas de vous remplacer

Les dernières technologies permettent d’exécuter des tâches administratives de manière autonome, ce qui fait que es métiers dans le secrétariat ou la comptabilité peuvent être automatisés.

Les dernières technologies permettent d’exécuter des tâches administratives de manière autonome, ce qui fait que es métiers dans le secrétariat ou la comptabilité peuvent être automatisés. - Rog1- Flickr -CC

"Vous pensez que les métiers nécessitant un haut niveau de qualification sont à l'abri de l'automatisation? Ce n'est pas toujours vrai. Les géomètres et les conseillers fiscaux ont bien plus à craindre que les profs de fitness et les nounous, selon une étude du cabinet Deloitte."

Et si en arrivant un matin au bureau, un robot avait pris votre place? En Suisse, près de la moitié des emplois actuels pourraient être automatisés, révèle une étude du cabinet Deloitte. La menace n'est pas la même pour toutes les professions. Les plus exposées sont sans surprise celles qui nécessitent un faible niveau de formation. Mais après l'industrie, dont les métiers sont les plus simples à robotiser du fait de tâches standardisées, c'est au tour du secteur des services d'être gagné par l'automatisation grâce aux "récents développements tels que les logiciels automatisés, qui peuvent exécuter des tâches administratives de façon autonome", expliquent les experts du cabinet d'audit.

Dans le détail, les postes de secrétariat et les conseillers dans les banques sont les plus concernés, avec 97% de chances d'être remplacés par des robots. Puis viennent les standardistes (96%) et les caissiers dont la probabilité d'être automatisés est de 90%. Les métiers agricoles et de production sont eux aussi très exposés. Mais les métiers nécessitant un niveau de qualification élevé ne sont plus à l'abri. L'étude met en lumière que les comptables et les conseillers fiscaux sont les plus menacés, avec 95% de chances d'être automatisés. Puis viennent les cartographes (63%) et enfin les financiers et les conseillers en placement.

Les métiers de la santé épargnés

Alors quelles sont les activités qui continueront à avoir besoin d'une expertise humaine? Parmi ceux qui requièrent peu de qualifications, Deloitte cite le cas des sauveteurs. Il n'y a que 5% de risques qu'un robot les remplace. Tout comme les métiers d'assistant médical avec 6% de risques. Les personnes spécialisées dans la garde d'enfant ont elles aussi un bel avenir (8%) tout comme les professeurs de fitness (8%). De même les coiffeurs vont-ils encore longtemps tenir leurs ciseaux, même si la probabilité qu'il se fasse remplacé par une machine atteint 33%.

Du côté des métiers nécessitant une longue formation, ce sont les psychologues qui ont devant eux une belle carrière (1% de risque) tout comme les médecins, les kinésithérapeutes, les architectes et les ingénieurs qui n'ont que 2% de chances de céder leur place à un robot.

Plus de créations d'emploi que de destructions

Mais quelle que soit les probabilités qui pèsent sur une profession, les auteurs de l'étude tiennent à souligner que l'automatisation ne doit pas être perçue comme un risque, mais plutôt comme une opportunité. Déjà parce qu'elle permet de se concentrer sur les missions à valeur ajoutée en déchargeant les humains des tâches ingrates. "Les conseillers financiers par exemple, pourraient continuer à accompagner leurs clients mais aussi à mettre en place des solutions personnelles en réponse à leurs besoins. Alors que les processus d’arrière-plan, l’exécution des transactions, la génération de rapports, seraient entièrement automatisés", cite en exemple le cabinet Deloitte.

L'automatisation est aussi une tendance qui créer de l'emploi, puisque ces 25 dernières années, le nombre de création d'emplois a dépassé le nombre des destructions. Tout le défi consiste à saisir les opportunités offertes par l'évolution technologique, grâce à un système éducatif performant.

C.C.