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L'indemnité de non-concurrence reste due à un salarié qui signe une rupture conventionnelle

Tant que sa renonciation n'est pas précisément formalisée, l'ancien patron doit indemniser son ancien salarié pour les restrictions qu'il lui impose dans sa liberté de travailler.

Tant que sa renonciation n'est pas précisément formalisée, l'ancien patron doit indemniser son ancien salarié pour les restrictions qu'il lui impose dans sa liberté de travailler. - Gaizka Iroz- AFP

Le salarié qui signe une rupture conventionnelle et déclare avoir reçu tout ce qui lui était dû, peut parfois réclamer ensuite l'indemnité de non-concurrence, a rappelé la Cour de cassation.

Une entreprise contestait devoir payer cette indemnité destinée à compenser l'interdiction faite à son ancien salarié de reprendre une activité semblable dans un certain délai et dans une zone géographique déterminée.

Lors de la signature de la rupture conventionnelle, disait l'entreprise, il a bien été précisé que le salarié déclarait avoir reçu l'intégralité des rémunérations, indemnités, remboursements et autres sommes de toute nature dues par l'entreprise du fait de son travail et de la rupture. Elle ajoutait que plus de 200.000 euros avaient été versés à cet ancien cadre, ce qui dépassait de loin l'indemnité de non-concurrence de 75.000 euros et l'incluait logiquement.

Mais la renonciation d'un employeur à invoquer un jour l'obligation de non-concurrence ne se présume pas, a rappelé la Cour de cassation. Cette renonciation ne peut pas se déduire de circonstances. Elle doit au contraire résulter d'actes positifs de la part de cet employeur, manifestant sans équivoque sa volonté d'y renoncer.

Tant que sa renonciation n'est pas précisément formalisée, l'ancien employeur doit donc indemniser son ancien salarié pour les restrictions qu'il lui impose dans sa liberté de travailler

C.C. avec AFP