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Comment se motiver quand on est le seul à travailler?

"Tous vos collègues profitent du seul pont du mois de mai, sauf vous. Esseulé dans l'open space, vous avez du mal à trouver la motivation pour faire ce qui doit être fait? Voici trois techniques bien concrètes pour s'y mettre, et sortir vite profiter du soleil."

Tout le monde est parti faire le pont. L’open space est désert. Vous auriez pu en profiter pour organiser vos vacances d’été. Mais vous ne pouvez pas, vous avez ce dossier à rendre pour lundi. Problème: vous n’avez aucune motivation.

Petit point “comment ça marche”. Ce qu'on ressent comme de la motivation, en réalité, c'est simplement une réaction chimique produite par notre cerveau. Lorsqu'on a quelque chose à faire, nos neurones envisagent différentes manières de procéder. Ils mettent ensuite en parallèle les efforts à fournir avec ce que ça nous rapporte en bout de course. Si l’objectif ne leur semble pas mériter la dépense d'énergie nécessaire pour y parvenir, alors on ne se sent pas "motivé".

La motivation, une réaction chimique

Alors, comment s’y mettre? Comme notre cerveau fonctionne à la carotte, il faut donc lui en fournir une. Il suffit de visualiser, concrètement, dans votre tête, ce que vous allez faire une fois que ce travail sera fini. Il faut vraiment construire mentalement l'image, par exemple de vous en train de boire une grenadine en terrasse. Ça ne marche pas? Forcez le trait: imaginez votre manager qui vous applaudit lundi matin en louant l'excellence de votre travail, votre équipe qui vous porte à bout de bras comme une rock star. Plus le scénario vous fait rêver, plus vous allez vous remotiver.

Si vous parvenez difficilement à créer une telle représentation mentale, peut-être que la contrainte portera ses fruits. Votre chef n'est pas là pour vous surveiller? Trouvez-lui un remplaçant, un compagnon d’infortune qui dépérit lui aussi devant son PC. Là, il faut le pousser à bout. Par exemple, vous pouvez chanter à tue-tête "Aline pour qu’elle revienne". L’objectif est de le forcer à vous dire: “Par pitié, laisse-moi tranquille, travaille”.

Si tout cela ne vous aide pas, dernière méthode: mettez-vous dans la peau du chauffeur routier. Demandez-vous “qu’est-ce que je ferais si je conduisais un camion vers une destination précise”. Et bien vous iriez du point A au point B, sans vous poser trop de questions, et surtout sans faire de détour. Donc il vous faut réflechir à la manière la plus rapide, la plus directe, de procéder. Une fois que vous l’avez, allez-y, rejoignez votre point B.

Sur ce, la rédaction vous souhaite un bon vendredi bien productif.

Nina Godart