BFM Business

VIDEO - Goodyear: la colère des salariés devant le siège à Rueil

Un salarié de Goodyear manifestant devant le siège de l'usine de pneus, contre la fermeture du site Amiens-Nord.

Un salarié de Goodyear manifestant devant le siège de l'usine de pneus, contre la fermeture du site Amiens-Nord. - -

Plusieurs centaines de salariés de Goodyear France étaient rassemblés jeudi matin devant le siège de leur entreprise à Rueil-Malmaison, où s'est ouvert un CCE sur le projet de fermeture de l'usine d'Amiens-Nord.

Les CRS ne s'attendaient pas à tant de détermination. Manifestants de Goodyear France et CRS se sont affrontés jeudi matin, à Rueil-Malmaison. Plusieurs centaines de salariés de l'entreprise étaient rassemblés et faisaient brûler des pneus devant le siège de leur entreprise. C'est là que se déroule le comité central d'entreprise sur le projet de fermeture de l'usine d'Amiens-Nord.

Dix-neuf policiers ont été blessés, un CRS a été évacué par les pompiers. et une personne a été interpellée.

Un camion anti-émeute équipé de lances à eau est arrivé en renfort, pour faire face à la colère des salariés. Un camion des CRS a été en partie incendié et à plusieurs reprises, les CRS ont dû reculer.

"On refuse l'argent aujourd'hui"

Au milieu d'un énorme panache de fumée noire, des salariés ont commencé à jeter divers projectiles sur les forces de l'ordre qui bloquaient l'accès au site des Hauts-de-Seine avec des véhicules anti-émeutes, et qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène.

Des salariés ont confié à BFMTV leur amertume mais surtout leur détermination à se battre pour leur emploi. "Tant qu'on peut préserver notre emploi, on se bat pour l'avoir", témoignait ainsi l'un d'eux. Tandis qu'un autre assurait "Aujourd'hui Goodyear fait le maximum pour essayer de nous mettre dehors avec de l'argent. Nous on refuse l'argent aujourd'hui, ce n'est pas notre bataille pour l'instant".

Un nouveau CCE sur le projet de fermeture de l'usine Amiens-Nord s'est ouvert jeudi matin au siège de Goodyear six ans jour pour jour après l'annonce du premier plan social pour cette usine de la Somme. Il devrait se terminer très prochainement.

Un second CCE, extraordinaire celui-là, est prévu dans l'après-midi.

Selon son ordre du jour, le CCE ordinaire doit détailler "la présentation du rapport de l'expert Secafi mandaté par le CCE, les mesures d'accompagnement social et l'analyse économique autour du projet de restructuration". Il doit également "débattre de l'ouverture anticipée d'un point d'information-conseil" sur les "possibilités de reclassement", selon un porte-parole de la direction.