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Union sacrée autour de Montebourg contre ArcelorMittal

Arnaud Montebourg "ne veut plus" de Mittal en France

Arnaud Montebourg "ne veut plus" de Mittal en France - -

Pierre Moscovici et Michel Sapin ont tous les deux apporté leur soutien, ce dimanche 25 novembre, au ministre du Redressement productif. Celui-ci demande à ArcelorMittal de céder la totalité du site de Florange, et non une seule partie.

Le gouvernement l’assure : Arnaud Montebourg est totalement soutenu par l’équipe de Jean-Marc Ayrault dans son bras de fer avec ArcelorMittal, propriétaire de l’usine de Florange, que le groupe compte fermer.

Ce dimanche 25 novembre, les ministres de l’Économie et du Travail, Pierre Moscovici et Michel Sapin, ont ainsi apporté leur soutien à leur collègue.

Arnaud Montebourg demande au groupe de sidérurgie ArcelorMittal de céder l'ensemble du site de Florange (Moselle), et non la simple portion qu'il veut fermer, c’est-à-dire les deux hauts fourneaux. Ce qu’ArcelorMittal refuse.

Michel Sapin a ainsi assuré sur RTL qu’"il y a une solidarité totale du gouvernement dans son entier et en particulier des deux soldats de l'emploi, Arnaud Montebourg et moi-même, pour que les offres soient examinées et permettent de trouver une solution rapidement", ce à une semaine de la date limite pour le dépôt de candidatures à la reprise des hauts fourneaux.Pierre Moscovici a, lui, sobrement déclaré "soutenir l’action" d’Arnaud Montebourg, sur BFM TV.

Arnaud Montebourg ne veut plus de Mittal en France

Par ailleurs, Michel Sapin n'a pas exclu une reprise en main temporaire de l'Etat pour "faciliter la transaction", tout en assurant, comme il l'avait fait vendredi, qu'il n'était "pas question de se lancer dans des nationalisations tous azimuts".

Cette option de nationalisation temporaire avait été mise sur la table par Arnaud Montebourg, qui ne cache pas son animosité envers Arcelor Mittal. Le ministre du Redressement productif a ainsi déclaré au journal Les Echos, à paraître ce lundi, "ne plus vouloir de Mittal" en France. Il accuse la société d’avoir déjà menti au sujet de Gandrange, usine qu’elle a fermée en 2009, malgré les promesses de Nicolas Sarkozy qui voulait que la société cède le site.En vain.

BFMbusiness.com et AFP et vidéo Julien Migaud-Muller