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Travail dominical: Valls inflexible

Manuel Valls ne compte pas revoir la copie

Manuel Valls ne compte pas revoir la copie - Jean-Pierre Muller - AFP

Le Premier ministre a écarté une modification du volet sur le travail du dimanche contenu dans le projet de loi pour l'activité. Il ne compte ainsi pas revenir sur ce qui a été voté en première lecture à l'Assemblée.

Manuel Valls garde le cap. Le Premier ministre a affirmé samedi que sur le travail du dimanche, "les choses ont déjà été bien discutées en première lecture à l'Assemblée nationale" et qu'il ne voyait "pas de raison de revenir là-dessus".

A-t-il l'intention de recourir à nouveau à l'article 49-3 pour faire passer ce texte qui revient lundi à l'Assemblée ? "Nous verrons bien !", a-t-il répondu, répétant: "nous verrons bien quel est le moyen de faire passer vite ce texte".

"Je crois que les choses ont déjà été bien discutées en première lecture à l'Assemblée nationale, bien avancées, pas de raison de revenir la-dessus", a-t-il affirmé à la question de savoir si des choses pouvaient être modifiées sur le travail du dimanche.

La balle dans le camp des parlementaires

Le Sénat est allé plus loin que l'Assemblée nationale sur le dispositif élargissant le travail dominical. Les sénateurs ont autorisé les magasins de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical "en attribuant le repos hebdomadaire par roulement", ce qui revient à les autoriser à ouvrir 52 dimanches par an.

Le gouvernement ne s'y était pas opposé. Ils ont aussi exonéré les entreprises de moins de 11 salariés de la plupart des contreparties au travail dominical.

"Au Sénat, il y a un tiers des articles qui ont été votés conformes, il y a sans doute d'autres articles où nous ne sommes pas très loin entre le Sénat et l'Assemblée, d'autres sur lesquels nous reviendrons parce que c'était parfois des marqueurs pour la droite, voire des provocations, donc on reviendra là-dessus, mais laissons les parlementaires travailler avec le ministre", a affirmé Manuel Valls.

"La priorité, c'est la croissance, l'activité, l'emploi" 

Sur le 49-3, "par principe on n'exclut rien et surtout quand on l'a déjà utilisé, mais attendons les débats au sein de la commission", a-t-il déclaré.

"Tout ce qui débloque ce qui bloque aujourd'hui notre société, tout ce qui donne de la force, de la jeunesse, de l'entraînement, on doit le poursuivre. Le pays a besoin de mouvement", a-t-il insisté. "

J'aurai surtout l'occasion, moi, de faire de nouvelles propositions après la réunion, (...) avec moi-même et les ministres et à l'Elysée autour du président de la République, pour les PME et les TPE, et c'est ça qui compte", a poursuivi le chef du gouvernement.

"La priorité, c'est la croissance, l'activité, l'emploi et il n'y aura pas de pause dans les réformes", a-t-il assuré.

J.M. avec AFP