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Pierre Gattaz: "nous ne travaillons pas assez en France"

Pierre Gattaz est l'invité de Good Morning Business ce jeudi

Pierre Gattaz est l'invité de Good Morning Business ce jeudi - Eric Piermont - AFP

Invité ce jeudi 25 septembre de BFM Business, le président du Medef est revenu sur les propositions de son organisation, dévoilées la veille, pour créer 1 million d'emplois en cinq ans. Il a ainsi appelé à négocier le temps de travail au niveau de l'entreprise.

Pierre Gattaz est formel. Les propositions dévoilées mercredi 24 septembre par le Medef "ne sont pas une provocation".

Invité de BFM Business ce jeudi 25 septembre, le président de l'organisation patronale a affirmé avoir "répertorié les idées pour créer de l'emploi" car "11% de chômage ce n'est pas une fatalité, ce n'est pas vrai, ce n'est pas possible".

"Nous disons que l'on peut s'en sortir, que la France a des atouts extraordinaires", a-t-il ajouté.

Revenant sur une des propositions du Medef, l'assouplissement des 35h, Pierre Gattaz a expliqué que "les 35h doivent être adaptées à chaque entreprise".

"Avoir une durée légale imposée à tous par la loi nous paraît maintenant dépassé. Il faut en discuter avec les partenaires sociaux, pas dans 50 ans, il faut le faire dans les mois à venir", a-t-il complété, ajoutant souhaiter que le sujet "puisse être discuté dans chaque entreprise avec les salariés".

Des mesures qui peuvent paraître impopulaires

Pierre Gattaz a reconnu que certaines mesures "peuvent paraître un peu impopulaires", comme la suppression de deux jours fériés par an. "C'est une solution, ce n'est pas la seule", a-t-il enchaîné. Une solution qui selon lui revient "à 1% de travail en plus".

Car selon Pierre Gattaz "nous ne travaillons pas assez en France, il faut le dire".

"Nous travaillons 1.661 heures par an en France par rapport à 1.850 heures de moyenne européenne, presque 200 heures de moins. Ca fait un mois et demi de moins de travail", a argué le patron des patrons.

Pierre Gattaz a également appelé à "simplifier le code de travail", rappelant que la législation du travail s'est "hypercomplexifiée".

Le président du Medef a également expliqué que s'il y a "une grande nervosité de la part des patrons" c'est parce que "cela fait trois-quatre ans qu'ils sont en crise et ils en voient pas de lumière au bout du tunnel". Selon lui, ces patrons "ont peur d'embaucher". "Nous avons fait l'exercice de comprendre pourquoi ils ont la peur d'embaucher d'où un certain nombre de verrous à lever", a-t-il poursuivi.

J.M.