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Ordonnances du gouvernement: Parisot prône le dialogue social

Laurence Parisot était l'invitée de BFM Business ce 1er septembre

Laurence Parisot était l'invitée de BFM Business ce 1er septembre - BFM Business

Le gouvernement pourrait légiférer par ordonnance sur certains dossiers du moment. Laurence Parisot, invitée de BFM Business ce 1er septembre, estime qu'il faut garder "l'esprit du dialogue social".

Pour Laurence Parisot, l'important c'est le dialogue social. L'ancienne présidente du Medef, qui était l'invitée de BFM Business ce 1er septembre, est revenue sur les annonces de la fin de la semaine dernière. Vendredi, Matignon a déclaré que le gouvernement s'apprêtait à ne pas consulter les députés sur certaines mesures du Projet de loi pour la croissance. Prises par ordonnances, ces mesures à venir pourraient concerner des sujets sensibles comme la déréglementation de certaines professions comme les notaires et les huissiers, et l'assouplissement du travail dominical.

Pour Laurence Parisot, "les parties doivent s'entendre. L'esprit du dialogue social doit être présent". Mais l'ex-patronne des patrons ne rejette pas en bloc l'idée des ordonnances. "Il faut innover, donc tout dépend des ordonnances. Si elles posent un cadre général à l'intérieur duquel les partenaires sociaux peuvent préciser les choses, cela vaut peut-être le coup".

Travailler 11 heures par jour mais trois jours par semaine

Selon elle, la France a besoin d'une relance par l'offre. "Il faut investir et innover. Je crains un retard technologique de beaucoup d'entreprises". Elle estime encore que les entreprises doivent pouvoir embaucher plus facilement: "Ce qui freine le plus l'embauche, c'est la peur d'embaucher". Les entreprises craignent les prud'hommes, en cas de mauvaise embauche. Pour régler cela, Laurence Parisot pronostique déjà une professionnalisation des prud'hommes.

Par ailleurs, en plein débat sur les 35 heures, elle estime qu'il faudrait assouplir la réglementation. "Il faut donner la possibilité aux entreprises de s'adapter". Elle préconise même de penser plus loin, d'être "out of the box" (sortir des sentiers battus). Elle donne l'exemple de Carlos Slim, milliardaire mexicain, qui a affirmé cet été qu'idéalement, il faudrait travailler 11 heures par jour, trois jours par semaine, jusqu'à 70 ans. "Il faut y réfléchir", conclut-elle en rigolant.

D. L.