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Nouveau rebondissement dans les négociations salariales des routiers

Après deux semaines de statu quo, les négociations salariales ont encore été interrompues.

Après deux semaines de statu quo, les négociations salariales ont encore été interrompues. - Mychèle Daniau - AFP

Les négociations salariales des routiers ont été interrompues jusqu'au 9 février prochain. Les syndicats veulent que les mandats patronaux reviennent avec des propositions moins austères.

Les négociations salariales dans le transport routier, reprises mardi matin après deux semaines de statu quo, ont été "interrompues jusqu'à lundi 9 février à 13H00", a annoncé à l'AFP Thierry Cordier, responsable de la CFDT Transports.

La CFTC et FO Transports ont ensuite confirmé cette information, alors que la négociation de mardi devait être la dernière. Les négociateurs patronaux "doivent revenir avec des mandats moins austères", a commenté auprès de l'AFP Thierry Douine, le président de la CFTC Transports. Les "mandats" définissent les marges de négociations des représentants du patronat.

Le cycle des négociations annuelles obligatoires (NAO) dans le transport routier de marchandises, qui employait quelque 330.000 salariés fin 2013 (selon le dernier rapport de l'organisme paritaire OPTL), devait être clos le 20 janvier.

Mais devant "l'échec" des discussions, le gouvernement a fait pression sur le patronat pour qu'il revienne une dernière fois à la table des négociations.

Des blocages à tous les niveaux

Après plusieurs vaines tentatives, les quatre organisations patronales (FNTR, TLF, Unostra et OTRE) ont accepté l'invitation mardi. Entre temps, le bras de fer s'était déplacé sur le terrain, l'intersyndicale (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) visant par une série de blocages ciblés les grosses entreprises du transport routier, adhérentes aux fédérations professionnelles.

La CFDT Transports, majoritaire dans la profession, avait choisi de faire cavalier seul en se mobilisant sur la seule journée du 28 janvier. Les syndicats réclament une augmentation de 5% pour tous.

Le patronat ne veut pas aller au-delà de 2% pour les grilles les plus basses de la convention collective, actuellement inférieures au Smic (ce qui ne dédouane pas l'employeur d'appliquer le salaire minimum). Pour tenter de convaincre les organisations syndicales, le patronat a proposé mardi d'abaisser la durée de la carence maladie (de 5 à 3 jours), d'augmenter le niveau de la Garantie annuelle de rémunérations (un complément de salaire conventionnel versé en fin d'année), et de contribuer davantage à la mutuelle complémentaire des salariés.

J.M. avec AFP