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Loi Travail: 64% des Français veulent le retrait du texte

Le projet de loi El Khomri est toujours en discussion au Parlement.

Le projet de loi El Khomri est toujours en discussion au Parlement. - Vincent Kessler - AFP

Après trois mois de contestation, une large majorité des Français se prononcent pour le retrait du projet de loi El Khomri, selon un nouveau sondage paru jeudi 16 juin.

Même si l'exécutif ne compte pas lâcher, le texte se révèle toujours aussi impopulaire. Plus de six Français sur dix (64%) estiment en effet que, "face aux mouvements sociaux", le gouvernement "doit retirer" le projet de loi Travail à l'origine de plus de trois mois de contestation, selon un sondage Tilder/LCI/OpinionWay publié jeudi.

Ce chiffre est en très léger retrait par rapport à une précédente enquête: le 26 mai, ils étaient 66% à penser que le gouvernement devait retirer le projet de loi de la ministre du Travail Myriam El Khomri.

Les partisans du retrait se trouvent majoritairement parmi les jeunes de 18 à 24 ans (80%), puis les 25-34 ans (75%) et les 35-49 ans (71%). Par statut, les salariés sont 69% à se prononcer pour le retrait (50% des indépendants et 48% des retraités), dont 70% des salariés du privé et 64% de ceux du public.

Le gouvernement, responsable principal des blocages

Quant aux affinités politiques, ceux qui avaient voté Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle en 2012 sont les plus nombreux (83%) à s'exprimer pour le retrait du texte, suivis par ceux qui avaient voté pour Marine Le Pen (71%).

Interrogés sur le principal responsable du conflit actuel, les Français désignent d'abord le gouvernement (36%), mais dans une proportion qui a reculé de sept points par rapport à l'enquête du 26 mai (43%). La CGT est désignée par 31% des personnes interrogées (27% en mai). Enfin, 33% répondent "autant l'un que l'autre" (30% en mai).

Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne les 15 et 16 juin auprès d'un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Y.D. avec AFP