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Les femmes peinent encore à s'imposer dans les conseils d'administration

Les grandes entreprises recherchent la femme d'affaire qui présente un profil de rêve

Les grandes entreprises recherchent la femme d'affaire qui présente un profil de rêve - -

Si les femmes sont encore peu présentes, les contraintes légales vont obliger les grandes entreprises à dénicher les perles rares. Pour le moment, l’attention se porte sur une poignée de dirigeantes, dont Anne Lauvergeon.

Anne Lauvergeon pourrait donc prendre la tête du conseil d'administration d'EADS. Sa candidature est, en tous cas, soutenue par le gouvernement français, au premier rang duquel Pierre Moscovici, qui déclaré qu'elle "a toutes les qualités pour jouer un rôle majeur au sein du groupe", ce lundi 28 janvier.

Le cas de l'ancienne patronne d'Areva, régulièrement sollicitée depuis son départ d'Areva, ne doit pas faire oublier qu'en ce qui concerne la présence des femmes dans les hautes sphères de l'entreprise, le plafond de verre est bel et bien toujours là.

Aujourd'hui encore, les femmes ne représentent, en moyenne, que 12% des membres des conseils d’administration des plus grandes entreprises européennes cotées en Bourse.

Pour y remédier, des législations contraignantes ont fait leur apparition. En France, la loi Copé-Zimmermann de 2011, exige que, d'ici l'an prochain, les femmes comptent pour 20% des membres des conseils d'administration, et pour 40% d'ici à 2017, sous peine de sanction financière.

Des cumulardes

Pour se conformer aux nouvelles exigences, les grandes entreprises partent donc en quête d’une grande femme administratrice.

En France, seules quelques femmes concentrent toute l'attention du marché, celles qui sont identifiées comme ayant le bon profil, c'est-à-dire, souvent, ex-PDG ou ex-ministre.

Celles qui émergent sont même très courtisées, et du coup, elles ont tendance à cumuler les mandats. C'est le cas d'Anne-Marie Idrac, par exemple, qui siège chez Vallourec, Saint-Gobain, Bouygues et Total, ou encore Patricia Barbizet qui possède un mandat, entre autres, chez PPR et Air France.

Pourtant les talents ne manquent pas : il y a deux ans, plusieurs grandes écoles de commerce européennes ont établi une liste de femmes prêtes à devenir membres d'un conseil d'administration. Environ 7 000 noms ont été réunis.

Isabelle Gollentz