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La Redoute: les syndicats refusent toujours de signer l'accord social

Le plan de reprise de la Redoute est suspendu à la signature de cet accord sur le plan social.

Le plan de reprise de la Redoute est suspendu à la signature de cet accord sur le plan social. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les syndicats ont décidé de maintenir leur position, malgré l'ultimatum lancé par les repreneurs, ce vendredi 21 mars. Le groupe risque de se diriger vers une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire.

Les syndicats de La Redoute ne cèdent pas. La CGT, la CFDT et Sud ont encore refusé de signer l'accord sur le plan social, ce vendredi 21 mars, malgré l'ultimatum lancé par les repreneurs.

"SUD, CGT et CFDT se sont prononcés contre la signature et les salariés sont prêts à aller jusqu'au bout", a ainsi indiqué à la presse Fabrice Peeters, délégué CGT.

"Une procédure de sauvegarde ou une procédure de redressement judiciaire sont désormais des suites possibles", a estimé l'avocat des salariés, Maître Mario Califano. Seule la CFE-CGC a, pour le moment, accepté de signer le texte.

Les deux repreneurs, Eric Courteille et Nathalie Balla, avaient, plus tôt ce matin, laissé jusqu'à 14h aux syndicats pour parapher le protocole d'accord, condition sine qua non pour que la reprise du groupe puisse s'effectuer. Ils avaient également prévenu qu'ils iraient devant le tribunal de commerce en cas de nouveau refus et devraient donc mettre leur menace à exécution.

Débat sur les indemnités

Le protocole d'accord de la direction sur les mesures d'accompagnement social prévoit notamment 20.000 euros de plancher pour les indemnités de départs volontaires et 750 à 1.200 euros par année d'ancienneté en fonction des cas.

L'intersyndicale CFDT-CGT-SUD réclamait jusqu'à jeudi matin 40.000 euros de plancher, plus 1.500 euros par année d'ancienneté et 36 mois de congés de reclassement, et que cette même somme soit bloquée pour les salariés qui ne seraient pas touchés par le plan social.

Mais dans un communiqué commun diffusé jeudi après-midi la CFDT et SUD ont fait des concessions, sans toutefois appeler à signer l'accord. Les deux syndicats demandent désormais 18 mois de congés de reclassement et au moins 1.200 euros de prime par année d'ancienneté pour tous. Une position que la CGT a vivement critiqué.

Le plan de Nathalie Balla et Eric Courteille prévoit la suppression de 1.178 postes sur les 3.437 que compte le groupe.

J.M. avec agences