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La Redoute: la reprise validée

L'avenir de La Redoute est sombre.

L'avenir de La Redoute est sombre. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

La CFDT vient d'annoncer avoir accepté l'accord de reprise de La Redoute. Les syndicats avaient jusqu'à ce lundi 24 mars 19 heures pour signer l'accord, sinon les repreneurs retiraient leur offre.

La Redoute peut reprendre son souffle. La CFDT vient d'annoncer, ce lundi 24 mars avoir signé l'accord de reprise. La cession est validée, ce qui évite la saisie du tribunal de commerce.

En effet, sans accord, Kering s'en serait remis au tribunal de commerce de Lille. Ce dernier aurait pu décider de placer le groupe en redressement judiciaire à l'issue d'une période d'observation.

"Nous avons les "éléments qui nous permettent ce soir de signer le protocole d'accord", a déclaré à la presse Jean-Claude Blanquart, délégué syndical central CFDT.

Mais la ratification par la CFDT, premier syndicat de La Redoute, n'était pas gagné. Sa base y était opposée. "Le constat, c'est que Kering ne veut pas mettre plus d'argent sur la table pour financer les mesures sociales", déclarait ce matin, Jean-Claude Blanquart. "On est dans un dilemme", ajoutait-il, "pas fier" d'avoir le sort de l'entreprise entre les mains.

La CGT a, elle, répété qu'elle ne ratifierait pas l'accord en l'état, le jugeant insuffisant.

1.178 suppressions de postes

Le protocole d'accord de la direction sur les mesures d'accompagnement social prévoit notamment 20.000 euros de plancher pour les indemnités de départs volontaires et 750 à 1.200 euros par année d'ancienneté en fonction des cas.

Par ailleurs, le plan de reprise de Nathalie Balla et Eric Courteille, PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, prévoit la suppression de 1.178 postes sur les 3.437 que compte le groupe.

Diane Lacaze