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La mobilisation des routiers faiblit au troisième jour du mouvement

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- - Thierry Zoccolan - AFP

Le mouvement reconductible des routiers contre la réforme du code du travail se poursuit ce mercredi. Mais après trois jours, la mobilisation semble s'essouffler.

Au troisième jour de leur mouvement de mobilisation, les routiers opposés à la réforme du Code du travail ont de toute évidence de plus en plus de mal à mobiliser. La CGT-Transports, à l'origine de ce mouvement social avec la branche FO de ce même secteur, ne recensait plus qu'"une dizaine de points d'action" au total, plus souvent des tractages, comme à Nantes, Rennes, Chambéry et Gennevilliers, en région parisienne, et quelques "barrages filtrants dans le Nord".

Selon son représentant, Jérôme Vérité, "les gens se disent 'Attendons de voir'", à la veille d'une réunion organisée par la ministre des Transports Elisabeth Borne pour tenter de calmer la grogne des routiers alors que la CFDT, premier syndicat du secteur, menace à son tour d'appeler à la grève à partir du 10 octobre.

FO recensait à 08h00 seulement quelques "actions en cours": tractage à Rennes, barrages filtrants à Lens (Pas-de-Calais) et dans la zone de fret de Bruges, près de Bordeaux, où les routiers "ne laissent passer que voitures et cars scolaires", d'après Bruno Lefebvre.

Les syndicats du secteur reçus par Borne

À Marseille, "le mouvement a été suspendu" sur la voie publique mais des grévistes "ciblent des entreprises, comme Eurotranspharma", société spécialisée dans le transport de produits de santé, a précisé un délégué CGT.

Lundi et mardi, des routiers s'étaient mobilisés dans de nombreuses régions pour manifester leur inquiétude face à la réforme du Code du travail. Les forces de l'ordre sont souvent intervenues.

Pour les grévistes, les ordonnances sont une porte ouverte au dumping social dans les petites et moyennes entreprises, en raison notamment de la primauté donnée aux accords d'entreprise sur les conventions négociées au niveau de la branche professionnelle pour toutes les annexes de rémunération (primes, 13e mois).

Pour dénouer la crise, Elisabeth Borne a invité syndicats et organisations patronales à une réunion jeudi pour notamment évoquer les moyens de lutter contre "le dumping social et la concurrence déloyale". Au préalable, tous les syndicats du secteur (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) ont été reçus mardi par des représentants du ministère.

N.G. avec AFP