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La CFDT met en lumière le "travail réel" des fonctionnaires

Qu'ils soient professeur ou policier, tous "ont avant tout des prénoms, des noms, des visages que nous côtoyons tous les jours".

Qu'ils soient professeur ou policier, tous "ont avant tout des prénoms, des noms, des visages que nous côtoyons tous les jours". - AFP

Le syndicat a publié ce mardi un recueil d'une trentaine de témoignages d'infirmière, cuisinier de cantine, agent municipal, pour montrer "sous son vrai jour leur investissement dans leur travail, loin des idées préconçues".

Infirmière scolaire, chef cuisinier ou secrétaire en mairie... Trente témoignages d'agents publics destinés à mettre en lumière "le travail réel" des fonctionnaires sont regroupés dans un livre publié par la CFDT et présenté mardi à la presse.

Intitulé "L'autre trésor public, paroles d'agents sur leur travail", l'ouvrage paraît alors que le gouvernement vient d'annoncer ses pistes de réforme pour la fonction publique, ainsi qu'une grande concertation avec les syndicats pour toute l'année 2018.

Un "hasard" selon Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui explique que ce projet de livre a été lancé au moment de l'élection présidentielle. "Ce qu'on veut, c'est qu'on parle des missions et du travail réel, et pas d'abord de l'angle budgétaire", a-t-il dit. "Ce livre exprime le vécu des agents et montre sous son vrai jour leur investissement dans leur travail, loin des idées préconçues".

Un avertissement au gouvernement

L'ouvrage est aussi "un avertissement au gouvernement", a-t-il jugé en promettant de l'offrir aux différents ministres en charge de la fonction publique. "À chaque fois qu'ils considèreront qu'un fonctionnaire n'est pas un métier, un service rendu à la population, mais d'abord un coût avant d'être une richesse, la CFDT s'opposera à cette vision", a déclaré Laurent Berger.

Parmi les témoignages, celui de Julie Capelle, aide-soignante en chirurgie à l'hôpital de Cherbourg, qui se dit confrontée à un "manque de reconnaissance total de sa direction", et parfois à des familles excédées, qui estiment devant elle que "l'État a raison de vouloir supprimer les fonctionnaires". Ou celui de Martine Flacher, inspectrice des finances publiques, qui confie avoir souvent bien du mal à répondre correctement aux contribuables, faute d'information.

À travers des textes courts, qu'ils soient professeur, adjoint technique dans un ministère ou policier, tous "ont avant tout des prénoms, des noms, des visages que nous côtoyons tous les jours et des métiers auxquels nous avons affaire tout au long de notre vie", écrit en postface Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT fonction publiques.

À dix mois des élections professionnelles, prévues en décembre, le syndicat souhaite organiser des rencontres avec les agents publics "un peu partout" dans les territoires "pour qu'ils puissent à leur tour apporter des témoignages de ce qu'ils vivent", a conclu Laurent Berger.

N.G. avec AFP