BFM Business

L'exécutif ne sous-estime pas la mobilisation sur les retraites

Manifestants contre la réforme des régimes de retraite, jeudi à Marseille. Selon son porte-parole Luc Chatel, le gouvernement ne sous-estime pas la mobilisation contre son projet mais il maintient le calendrier de la réforme tout en restant à l'écoute. /P

Manifestants contre la réforme des régimes de retraite, jeudi à Marseille. Selon son porte-parole Luc Chatel, le gouvernement ne sous-estime pas la mobilisation contre son projet mais il maintient le calendrier de la réforme tout en restant à l'écoute. /P - -

PARIS (Reuters) - Le gouvernement ne sous-estime pas la mobilisation du 24 juin contre son projet de refonte des régimes de retraite mais il...

PARIS (Reuters) - Le gouvernement ne sous-estime pas la mobilisation du 24 juin contre son projet de refonte des régimes de retraite mais il maintient le calendrier de la réforme tout en restant à l'écoute, déclare son porte-parole Luc Chatel.

Près de 800.000 personnes, selon la police, près de deux millions, selon les syndicats, ont manifesté jeudi en France contre le projet gouvernemental, qui prévoit notamment le relèvement de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.

"Nous avons eu hier une mobilisation réelle, elle est effectivement supérieure à ce qui s'était passé le 27 mai dernier" mais "c'est vrai qu'elle est plutôt en dessous de ce que nous avions connu il y a un an au moment des deux manifestations au plus fort de la crise économique", a commenté le porte-parole du gouvernement sur RTL.

"Le gouvernement prend en compte tout cela", a-t-il assuré. "Nous ne sous-estimons absolument pas la manifestation d'hier. La mobilisation a été réelle".

"Le gouvernement maintient le calendrier", a toutefois affirmé Luc Chatel, précisant que s'ouvrait "une phase de débat, d'écoute de la part du gouvernement".

Le projet de loi sera présenté le 13 juillet en conseil des ministres, présenté à l'Assemblée nationale en septembre et au Sénat en octobre.

"Le rôle du gouvernement, maintenant, a-t-il poursuivi, c'est de répondre à un certain nombre de questions" sur les carrières longues, les polypensionnés, la pénibilité.

"J'ai entendu hier des questions tout à fait légitimes" à ce sujet, "j'ai entendu aussi beaucoup de désinformation", a dit Luc Chatel, qui est également ministre de l'Education nationale.

Sophie Louet