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#L'EtatRecrute ? Twitter s'en moque

L'image choisie par le gouvernement pour illustrer l'opération "l'Etat recrute" a bien fait rire les internautes.

L'image choisie par le gouvernement pour illustrer l'opération "l'Etat recrute" a bien fait rire les internautes. - @gouvernementFR

Le gouvernement a profité de la journée européenne de l'emploi organisée par Twitter pour publier des offres d'emploi sur le réseau social. Une promotion de la fonction publique pas vraiment convaincante.

Twitter a décrété ce mardi une Journée européenne de l'emploi. Si vous êtes abonnés au réseau social à l'oiseau bleu, vous avez dû voir passer sur votre fil, sous le hashtag #votrejob, des offres d'emploi de toutes sortes. En France, où le chômage bat des records, le gouvernement a décidé de s'associer à cette initiative et de publier, via les comptes du gouvernement, de l'armée et autres institutions, des annonces de recrutement. En jouant le jeu, l'Etat a joué avec le feu: les plaisantins n'ont pas perdu de temps pour moquer la démarche de l'exécutif. Avec plus ou moins d'aigreur. 

Les internautes tournent tout particulièrement en dérision l'image qui accompagne cette opération communication. Le compte @gouvernementFR accompagne en effet chacun de ses messages d'un visuel barré du mot-clé "l'Etat recrute", au-dessus duquel trônent… des coqs, déguisés en magistrat, en policier et gendarme, en militaire, etc. 

Un utilisateur du réseau de microbloging suggère ainsi que "pour tout nouveau fonctionnaire, un gallinacé vous est offert".

Un autre saute sur l'occasion -un peu facile- de jouer sur les mots: "j'espère que l'Etat ne recrute pas que des poulets"

De la galéjade somme toute bien innocente. D'autres commentaires sont bien plus acides. Comme celui-ci, qui fait référence aux finances publiques très déficitaires de la France.

Ou celui-ci, qui présume que le traitement des agents de la fonction publique ainsi engagés se fera… en titre de dette!

D'autres ironisent encore sur la promesse de François Hollande d'inverser la courbe du chômage.

Un autre, clairement énervé, s'indigne de ces postes financés par le contribuable. "Nous voulons de vrais emplois, pas à nos frais".

Plutôt bon enfant, un dernier fait part de son intérêt, mais pas pour faire la circulation.

Certains internautes s'intéressent tout de même réellement à ces offres, posent des questions sur la façon de postuler, les conditions de recrutement. Mais, en fin d'après-midi ce mardi, les messages #l'EtatRecrute avaient été retweetés, au maximum, une cinquantaine de fois. Soit bien moins que les centaines de retweets de n'importe quel message de François Hollande sur le réseau social. 

N.G.