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Gallois veut "des contrats aidés" pour les chômeurs de longue durée

Louis Gallois appelle à modérer les salaires sans toutefois les geler

Louis Gallois appelle à modérer les salaires sans toutefois les geler - BFMTV

Le président du conseil de surveillance de PSA était l'invité de BFMTV ce jeudi 27 novembre. Il a notamment proposé un contrat aidé pour permettre aux chômeurs de longue durée de revenir sur le marché de l'emploi.

C'est une parole de poids. Ce jeudi 27 novembre, Louis Gallois, actuel président du conseil de surveillance de PSA était l'invité de BFMTV-RMC. Celui qui a été le patron de la SNCF, d'EADS ainsi que commissaire général à l'investissement a tout d'abord été interrogé sur l'emploi, alors que les chiffres du chômage pour le mois d'octobre seront révélés ce jeudi.

"On sait que le problème du chômage ne se résoudra que si on relance la croissance, c'est la condition nécessaire", a-t-il débuté.

Louis Gallois a ensuite tenu à souligner "un problème majeur: le chômage de longue durée" qui concerne "1,1 million de personnes". "Si on ne s'occupe pas de ces personnes elles ne reviendront pas sur le marché du travail".

Une "mobilisation générale"

Ce pourquoi le dirigeant d'entreprise veut sonner "une mobilisation générale sur ce problème" et propose "des contrats aidés" pour permettre à ces chômeurs de revenir dans l'emploi. Car "ces gens-là même s'il y a la reprise ne seront pas embauchés".

Restant sur la thématique de l'emploi, Louis Gallois a estimé qu'il faut "modérer les hausses de salaires" car "des augmentations trop fortes se font contre l'emploi". Pour autant, "je ne crois pas à un gel des salaires pendant trois ans", a-t-il expliqué.

Par ailleurs, alors que la réforme de l'assurance-chômage a été plusieurs fois évoqué par le gouvernement, Louis Gallois estime qu'"on peut avoir un système d'indemnisation un peu moins favorable mais pas maintenant, pas quand on a 10% de chômage!".

Supprimer l'ISF n'est "pas l'affaire du Medef"

Interrogé ensuite sur la fiscalité et la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), voulue par Pierre Gattaz et Nicolas Sarkozy, Louis Gallois a affirmé que "ce n'est pas l'affaire du Medef c'est une affaire qui concerne l'imposition des ménages". "Et on ne supprime pas l'ISF quand on a la situation fiscale actuelle et je le parle d'autant mieux que je le paie (l'ISF, nldr)!", a-t-il insisté.

Enfin, en tant que président du conseil de surveillance de PSA, Louis Gallois a évoqué l'avenir de l'automobile et notamment "la voiture à hydrogène" un dossier sur lequel "PSA travaille". "C'est coûteux, c'est pas pour tout de suite, ça va prendre du temps", mais "dans 10 à 15 ans ça peut être une solution d'avenir". Il a notamment mis en valeur les avantages de cette technologie à savoir "une autonomie de 550 km et un remplissage du réservoir en trois minutes".

Julien Marion