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Gallois s'insurge contre l'idée que le coût du travail ne baisse pas

Louis Gallois rappelle que la pression fiscale va baisser grace au CICE.

Louis Gallois rappelle que la pression fiscale va baisser grace au CICE. - -

Le commissaire général à l'investissement Louis Gallois a défendu, ce 18 novembre lors de la conférence annuelle des entrepreneurs, les bénéfices du CICE sur le coût du travail. "20 milliards ce n'est pas absolument négligeable" a-t-il insisté.

Louis Gallois veut mettre fin aux idées reçues. Le Commissaire général à l'investissement, auteur il y a un an d'un rapport sur la compétitivité ayant conduit à une série de mesures, s'est vivement insurgé, ce lundi 18 novembre, contre l'idée que le coût du travail ne baisserait pas en France.

"La pression fiscale va baisser grâce au crédit d'impôt (pour la compétitivité et l'emploi, CICE) et cela continuera en 2015", a-t-il expliqué en réponse à un jeune entrepreneur qui venait de dire que le coût du travail n'avait "absolument pas baissé".

"Je suis désolé, 20 milliards ce n'est pas absolument négligeable et la pression fiscale en 2014 sur les entreprises sera inférieure à ce qu'elle était en 2013", a lancé M. Gallois au cours de la 6e conférence annuelle des entrepreneurs organisée au ministère de l'Economie.

"déplacer un point de PIB c'est considérable"

"Mais on ne peut pas dire qu'il ne se fait rien: 20 milliards c'est un point de PIB dans une période extraordinairement difficile pour l'économie française. Déplacer un point de PIB c'est considérable", a ajouté M. Gallois.

"On a tout à fait le droit de considérer que ce n'est pas assez, qu'il faut aller plus loin et regarder les prestations sociales", a poursuivi M. Gallois, quittant quelque peu le ton calme qui lui est coutumier.

Voté l'an dernier, le CICE vise à alléger les charges des entreprises pour aider à restaurer leur compétitivité. Il s'applique aux rémunérations brutes soumises aux cotisations sociales, versées au cours d'une année civile par les entreprises dans la limite de 2,5 fois le Smic (soit toutes les rémunérations inférieures à 3.575,55 euros en 2013). Le dispositif coûtera 20 milliards d'euros en vitesse de croisière.

C.C. avec AFP