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Ford ferme la porte à tout avenir pour lui à Blanquefort après 2019

L'usine de Blanquefort compte 910 salariés.

L'usine de Blanquefort compte 910 salariés. - Nicolas Tucat - AFP

Le constructeur américain a indiqué ce vendredi à l'issue d'une réunion avec les représentants de l'État et du personnel ne voir "aucune opportunité de production" au-delà de 2019 sur son site de l'agglomération bordelaise.

Ford a annoncé vendredi ne voir "aucune opportunité de production Ford" au-delà de 2019 pour son site de Blanquefort en Gironde, et souligné son engagement à "rechercher un repreneur potentiel intéressé par le site", confirmant sa volonté d'un retrait total du site de production de boîtes de vitesse.

Dans un communiqué publié en marge d'une réunion de suivi à Bordeaux entre État, direction du constructeur automobile, syndicats et élus locaux, Ford-France indique que les projections actuelles de volumes production sont "saines jusqu'au cours de 2019" pour l'usine de Blanquefort, aux 910 salariés. Cela devrait permettre la poursuite de l'activité et des emplois associés jusqu'alors, "bien que cela dépende de la demande du marché", ajoute le communiqué.

Ford France confirme avoir déjà lancé le processus de création "d'une équipe dédiée à l'identification d'un potentiel repreneur" du site de Blanquefort, Ford Aquitaine Industries (FAI), qui comprendra le directeur du site, et informera le comité d'entreprise le 15 mars de l'agenda à venir.

La "détermination totale de l'État" n'y change rien

Par son communiqué, Ford confirme qu'il envisage pour Blanquefort l'hypothèse d'un repreneur "intéressé et engagé à proposer une solution viable et pérenne pour FAI". Il exclut de fait tout autre scénario, en particulier celui du maintien d'une quelconque activité Ford sur le site.

Ce refus de la "fatalité d'un retrait" de Ford, et la volonté de voir le constructeur se maintenir était précisément la revendication des syndicats, qui ont mobilisé vendredi un millier de manifestants, salariés Ford, élus locaux, habitants de Blanquefort mêlés, à travers le centre de Bordeaux jusqu'à la réunion prévue en préfecture.

Ford a annoncé le 27 février dernier qu'il allait cesser d'investir dans son site de Blanquefort, implanté dans l'agglomération bordelaise depuis 1972, après qu'une étude ait démontré que la production d'une nouvelle boîte de vitesse n'y était "économiquement pas viable".

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, recevant le 2 mars à Bercy salariés et élus, a exprimé "la détermination totale de l'État, des élus locaux, des salariés à maintenir l'activité sur ce beau site de Blanquefort". Auparavant, il avait demandé à Ford d'y "maintenir une charge de travail suffisante jusqu'à fin 2019", pour permettre une recherche optimale de nouvelles activités pour l'usine, "au sein du groupe Ford ou en lien avec des partenaires externes".

N.G. avec AFP