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Emmanuel Macron:"je n'ai jamais parlé de la remise en cause des 35h"

Pour Emmanuel Macron "l'entreprise c'est un collectif humain qui se bat ensemble"

Pour Emmanuel Macron "l'entreprise c'est un collectif humain qui se bat ensemble" - Fred Dufour - AFP

Pour sa première sortie sur le terrain, ce mardi 2 septembre, le nouveau ministre de l'Economie a tenté de désamorcer la polémique sur la remise en cause des 35h. Il a également refusé de commenter les propos de François Rebsamen sur les chômeurs.

C'est une première agitée pour Emmanuel Macron. Le tout nouveau ministre de l'Economie et de l'Industrie a effectué son premier déplacement ce mardi 2 septembre en visitant Acome, la plus ancienne Scop de France.

Et Emmanuel Macron n'a pu éviter de voir les questions des journalistes sur les 35h fuser, après avoir déclaré au Point, avant sa nomination à Bercy, qu'il était favorable à un aménagement de ce dispositif.

"Je n'ai jamais parlé de la remise en cause des 35h", a-t-il asséné aux journalistes présents lors de ce déplacement, visiblement agacé.

Interrogé sur la pertinence de la mesure, Emmanuel Macron a affirmé qu'il y a "des branches où les 35h sont une bonne choses. Dans d'autres catégories, d'autres secteurs, elles ne semblent pas adaptées aujourd'hui". "Il faut permettre aux gens d'être intelligent", a-t-il déduit

"C'est, j'espère, la négociation qui va être conduite. Mais ce n'est pas une décision du gouvernement et ce n'est pas un décision du ministre de l'Economie", a-t-il enchaîné.

"Etre ministre ce n'est pas faire du bruit avec sa bouche"

Emmanuel Macron, a par ailleurs refusé de commenter les propos de François Rebsamen qui, ce matin, a affirmé vouloir renforcer les contrôles de Pôle Emploi pour "vérifier que les gens cherchent bien un emploi".

Le ministre de l'Economie s'est borné à affirmer qu'il "est normal que François Rebsamen demande à ce qu'il y ait des pratiques de contrôle". "Etre ministre dans un gouvernement ce n'est pas commenter, ce n'est pas faire du bruit avec sa bouche, c'est agir et essayer de régler les problèmes des Français", a-t-il déclaré.

Il a ensuite développé un discours pro-entreprise, à l'instar de Manuel Valls la semaine dernière à l'Université d'été du Medef. "J'entends dire vous avez donné de l'argent aux entreprises". Or "l'entreprise ce n'est pas seulement le grand capital", a-t-il affirmé, ajoutant que "cela fait partie des mauvaises idées qu'on répand au sein des Français".

Et Emmanuel Macron d'affirmer que le gouvernement n'a pas aidé les sociétés mais leur a "donné des marges de manoeuvre pour innover, exporter". "L'entreprise c'est un collectif humain qui se bat ensemble pour aller dans ce sens", a-t-il conclu.

J.M.