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Comment relancer l’apprentissage?

L'objectif fixé par le gouvernement d'avoir 700.000 apprentis en 2017 semble difficile à atteindre.

L'objectif fixé par le gouvernement d'avoir 700.000 apprentis en 2017 semble difficile à atteindre. - -

Ce sera l'un des sujets phare de la Conférence sociale de lundi et mardi prochains. Un sujet qui, pour une fois, pourrait mettre d'accord patronat et syndicats, puisque François Rebsamen est favorable à la proposition du Medef d'un "zéro charge" pour l'apprentissage.

Relancer l'apprentissage en France sera l’un des principaux axes des discussions de la conférence sociale, qui s’ouvrira la semaine prochaine, les lundi 7 et mardi 8 juillet. Car on est pour l'instant très loin de l'objectif que s'était fixé le chef de l'Etat d’atteindre 500.000 apprentis en 2017.

Au contraire, leur nombre s'est effondré : rien qu'en 2013, 24.000 jeunes de moins sont entrés en apprentissage. Un échec constaté en chœur par les syndicats et le patronat.

Les raisons sont financières, avancent les entreprises. En ligne de mire, la suppression de certaines aides aux employeurs, comme la réforme de la taxe d'apprentissage par exemple, dont une partie est passée des mains des entreprises à celles des régions.

Assouplir les règles

Le Medef vient de faire des propositions auxquelles le ministère du Travail semble sensible.

La première, la plus forte, serait de supprimer toutes les charges pour l'embauche d'un apprenti, le "zéro charge", une mesure dont le coût est estimé à 250 millions d'euros. François Rebsamen, le ministre du Travail s’est dit favorable.

Mais les entreprises aussi, doivent faire leur part du travail. Trop peu de patrons ont le réflexe de prendre des apprentis.

Pour corriger cela, le gouvernement réfléchit à assouplir certaines règles sur le temps de travail ou les conditions de sécurité qui existent aujourd'hui lorsque l'apprenti est mineur.

Il faudra enfin changer les mentalités et revaloriser auprès des jeunes et de leurs parents l'image de l'apprentissage qui pourrait, comme c'est le cas en Allemagne, éviter à des milliers de jeunes de passer par la case chômage.

Isabelle Gollentz