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British Airways prévoit de supprimer 12.000 postes

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- - Ben STANSALL / AFP

La compagnie britannique, à l'instar d'autres européennes, se restructure massivement pour traverser la crise du coronavirus. Elle compte se séparer de 12.000 salariés.

La compagnie aérienne British Airays prévoit de supprimer jusqu'à 12.000 emplois en raison de l'impact durable du coronavirus sur son activité, a annoncé mardi sa maison-mère, le groupe IAG.

Ce dernier, qui possède entre autres Iberia et Vueling, explique dans un communiqué avoir pris cette décision compte tenu du fait qu'il faudra plusieurs années avant un retour à la normale du trafic aérien. Actuellement, British Arways compte 42.000 salariés.

Pas de plan d'aide gouvernemental

Un peu plus tôt ce mardi, des compagnies islandaise et suédoise annonçaient elles aussi des suppressions de postes massives. Ainsi Icelandair compte se séparer de près de la moitié de ses 4600 salariés, tandis que SAS prévoit 5000 suppressions de poste. 

Le secteur de l'aérien est sans doute celui que la crise sanitaire frappe le plus durement. En quelques semaines, alors que le monde s'est confiné, le trafic des avions s'est effondré, et les compagnies n'ont aucune visibilité sur une éventuelle reprise de leur activité. 

De son côté, la maison-mère de British Airways est passée à l'acte après avoir déjà prévenu que des réductions d'effectifs étaient inévitables en raison de cette crise qui paralyse le transport aérien et immobilise la quasi-totalité des avions au sol.

IAG précise avoir engagé des consultations avec les syndicats sur les licenciements. Elle rappelle que 22.600 salariés de British Airways ont été placés en chômage partiel en profitant du mécanisme de prise en charge de 80% du montant des salaires par le gouvernement.

Actuellement British Airways n'opère plus qu'une poignée de vols à partir de l'aéroport londonien d'Heathrow, contre plus de 300 par jour en moyenne en temps normal. Pour avril et mai, ses capacités ont fondu de 94%.

"Ces dernières semaines, les perspectives pour le secteur de l'aviation se sont détériorées et nous devons agir maintenant", s'est justifié Alex Cruz, le patron de British Airways dans une lettre aux salariés.
"Nous devons surmonter cette crise nous-mêmes. Il n'y a pas de plan d'aide du gouvernement pour BA et nous ne pouvons pas attendre du contribuable qu'il prenne en charge les salaires indéfiniment", a-t-il complété.

La compagnie aérienne EasyJet a elle décroché un prêt de 600 millions de livres auprès des pouvoirs publics tandis que Virgin Atlantic presse le gouvernement de la soutenir, alors que son fondateur Richard Branson cherche des fonds pour sauver sa société.

IAG en a profité pour donner quelques chiffres sur ses résultats financiers pour le premier trimestre dont les détails seront dévoilés le 7 mai. Son chiffre d'affaires a plongé de 13% à 4,6 milliards d'euros sur la période de janvier à mars qui ne prend en compte que le début du confinement en Europe. Le groupe a enregistré une perte opérationnelle hors éléments exceptionnels de 535 millions d'euros, contre un profit de 135 millions un an plus tôt.

N.G. avec AFP