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Assurance-chômage: syndicats et patronat ont enfin trouvé un accord

VIDÉO - Le projet intègre certains salariés démissionnaires au régime et limite le recours aux contrats courts. Mais les syndicats ne signeront que si le gouvernement s'engage à le respecter intégralement.

Les partenaires sociaux ont finalisé ce jeudi un accord sur l'assurance chômage, mais ont conditionné leur éventuelle signature à un engagement du gouvernement à respecter le texte dans son intégralité, ont annoncé plusieurs négociateurs syndicaux.

Si "le texte final est équilibré", la CFDT n'est, "à ce stade", "pas signataire du texte", a indiqué sa négociatrice Véronique Descacq à l'issue de la réunion. "On ne pourra être signataire du texte que si l'État s'engage à respecter tous les termes", a-t-elle prévenu.

"On ne peut pas le signer sans avoir certaines assurances, certaines garanties du gouvernement", "au moins" sur les questions des démissionnaires et des contrats courts, a abondé Eric Courpotin (CFTC). Selon lui, l'annonce par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qu'elle ne reprendrait pas dans sa totalité l'accord sur la formation professionnelle a "jeté un froid".

La CGT pourrait ne pas signer

Michel Beaugas (FO), quant à lui, a réclamé un changement de pied du gouvernement sur la formation avant de se prononcer sur l'assurance chômage. "Si l'accord 'formation professionnelle' est étendu sur l'ensemble de ses nouveaux droits, ça me donnera confiance sur la bonne retranscription de l'accord 'assurance chômage'", a-t-il indiqué.

De son côté, Jean-François Foucard (CFE-CGC), dont les instances doivent se prononcer sur l'accord le 5 mars, s'est demandé s'il serait "toujours utile de prendre une décision si tout est déjà décidé en amont".

Quant à Denis Gravouil (CGT), il a laissé entendre que son syndicat ne signerait pas un accord dont il a une "appréciation assez négative".

L'accord prévoit l'intégration, dans certains cas, de salariés souhaitant démissionner en vue d'une reconversion professionnelle et oblige les branches à ouvrir des négociations pour lutter contre la précarité.

Y.D. avec AFP