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Assurance-chômage: les négociations prolongées

Les partenaires sociaux peinent à trouver un accord sur une réforme de l'assurance chômage.

Les partenaires sociaux peinent à trouver un accord sur une réforme de l'assurance chômage. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les partenaires sociaux peinaient à s'entendre, jeudi 20 mars, sur une réforme de l'assurance chômage, alors que ce devait être leur ultime séance de négociation. Les participants annoncent prolongation des discussions vendredi.

Patronat et syndicats n'ont pas réussi à trouver d'accord sur une réforme des modalités de l'indemnisation chômage, ce jeudi soir. La journée du 20 mars était pourtant censée constituer la dernière séance de négociations. Une prolongation des discussions à vendredi 21 mars a donc été décidée.

Les partenaires sociaux devaient initialement rendre un projet commun visant à réduire le déficit de l'assurance chômage ce soir. Projet qui devait servir de base au gouvernement pour élaborer un projet de loi.

Le patronat est pourtant arrivé à cette séance en mettant de l'eau dans son vin: le Medef ne réclame plus la suppression du régime des intermittents, fortement mobilisés ce jeudi pour le défendre. L'organisation patronale a ainsi formulé de nouvelles propositions, encore très loin de faire l'unanimité.

Faire cotiser la fonction publique

Le mouvement dirigé par Pierre Gattaz propose désormais de plafonner immédiatement l'allocation maximale ainsi que le cumul allocation-salaire à 3.129 euros brut mensuels pour les intermittents. Il préconise également l'ouverture de discussions avec l'Etat avant la fin de l'année en vue d'une réforme de plus grande ampleur sur ce sujet.

Le Medef recommande en outre de diviser par deux le plafond d'indemnisation (7.184 euros brut actuellement) à partir du 13ème mois de chômage, et de faire cotiser certains agents de la fonction publique.

Dans la botte de l'organisation patronale figure également une simplification du système d'"activité réduite", qui permet à plus d'un million de chômeurs de cumuler petit boulot et allocation afin d'éviter les "trop perçus".

N.G. avec AFP