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AP-HP: les concessions de Martin Hirsch

Martin Hirsch tente d'arriver à un compromis

Martin Hirsch tente d'arriver à un compromis - Kenzo Tribouillard - AFP

Le directeur général des Hôpitaux de Paris a élaboré de nouvelles propositions pour réorganiser le temps de travail dans lesquelles il promet de ne pas descendre sous les 15 jours de RTT par an, rapporte l'AFP ce mercredi 3 juin.

Martin Hirsch revoit sa copie. Le directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, a promis aux syndicats de "ne pas descendre en dessous de 15 RTT" par agent, dans de nouvelles propositions sur la réorganisation du temps de travail, consultées mercredi par l'AFP.

Martin Hirsch a transmis mardi un nouveau document aux organisations syndicales qui ont, jusqu'à présent, refusé de négocier une quelconque réforme des 35 heures et appelé à plusieurs journées de grève.

Parmi les "garanties essentielles" apportées par ce document figurent "l'exclusion de tout passage en 7 heures" (qui signerait une disparition des RTT), "l'engagement de ne pas descendre en dessous de 15 RTT hors journée de solidarité" ou encore le "maintien de la pause repas dans le temps de travail dans les services de soins ou (...) exigeant une disponibilité continue des agents".

Entre 18 et 20 jours de RTT à l'heure actuelle

Actuellement, plus de 60% des agents travaillent 7h36 (38 heures/semaine) ou 7h50 (39h10) par jour, avec un nombre de RTT allant de 18 à 20 jours par an, auxquels s'ajoutent des journées propres à l'AP-HP, dites "forfait protocole".

En passant à 7h30, les agents en 7h36 perdraient par exemple 3 RTT et 2 forfaits protocole, selon les syndicats. En outre, d'autres jours de congés spécifiques à l'AP-HP, octroyés pour l'ancienneté ou pour la fête des mères, sont remis en question, comme le craignaient les syndicats, la direction soulignant les "gains" à tirer d'un "rapprochement du droit commun".

Ces propositions pourront toutefois être "amendées" afin de parvenir à "une réforme équilibrée et équitable", insiste le patron de l'AP-HP dans un courrier aux représentants du personnels, conviés à une nouvelle séance de discussion vendredi matin.

La titularisation des CDD, le maintien de l'emploi, un soutien au logement et d'autres contreparties déjà mises sur la table par la direction à l'issue d'une première grève suivie par 34% il y a deux semaines, doivent également être abordées.

La réorganisation du temps de travail, qui pourrait rapporter 20 millions d'euros, cristallise les tensions chez les 75.000 agents (hors médecins) des 38 hôpitaux de l'AP-HP. L'intersyndicale CGT, SUD, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC et Unsa, a appelé la semaine dernière à une nouvelle journée de grève le 11 juin.

J.M. avec AFP