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Affaire Tapie: Stéphane Richard convoqué devant la Cour de discipline budgétaire

Stéphane Richard a toujours affirmé avoir agi sur ordre du pouvoir politique, dans le cadre de l'affaire Tapie

Stéphane Richard a toujours affirmé avoir agi sur ordre du pouvoir politique, dans le cadre de l'affaire Tapie - -

Le PDG d'Orange devrait comparaître devant la Cour de discipline budgétaire et financière dans le cadre de l'affaire Tapie, selon Reuters. L'audition devrait avoir lieu au début de 2014.

L'affaire Tapie n'en finit plus de poursuivre Stéphane Richard. Le PDG d'Orange sera jugé devant la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF), une juridiction associée à la Cour des comptes, dans le cadre de l'affaire Tapie, selon Reuters ce mercredi 27 novembre.

Le dirigeant, qui fait parallèlement l'objet d'une mise en examen dans le cadre d'une enquête judiciaire, comparaîtra en janvier ou en février devant cette juridiction administrative chargée de juger les infractions commises en matière de finances publiques. La décision de la CDBF, qui ne peut prononcer que des amendes, devrait être connue quelques semaines plus tard.

Ce renvoi tombe au mauvais moment pour Stéphane Richard, qui est pressenti pour briguer un nouveau mandat à la tête d'Orange à l'arrivée à échéance de ses fonctions au printemps.

Escroquerie en bande organisée

Dans la procédure administrative, il lui est reproché de ne pas avoir respecté les règles de bonne gestion et d'avoir octroyé un avantage injustifié à Bernard Tapie alors qu'il était directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, lors de l'arbitrage contesté qui a permis à Bernard Tapie d'obtenir 403 millions d'euros pour solder son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente de l'équipementier sportif Adidas.

Jean-François Rocchi et Bernard Scemama, deux acteurs clefs du dossier, ont également été renvoyés devant la CDBF.

Sur le plan judiciaire, Stéphane Richard a été mis en examen par deux juges d'instruction pour "escroquerie en bande organisée" en juin. Ces poursuites ne l'ont pas empêché de continuer à diriger Orange, dont l'Etat détient 28,4% du capital.

Stéphane Richard a toujours affirmé qu'il n'avait rien à se reprocher. Un porte-parole du dirigeant a déclaré, lundi 25 novermbre, qu'il allait demander l'annulation de sa mise en examen pour escroquerie en bande organisée.

D. L. avec Reuters