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Valls: les seuils sociaux "ne veulent rien dire"

Manuel Valls était l'invité de BFMTV et RMC ce 2 juillet

Manuel Valls était l'invité de BFMTV et RMC ce 2 juillet - -

Au lendemain du vote du collectif budgétaire et après avoir recadré la majorité, le Premier ministre est venu s'expliquer sur BFMTV et RMC ce 2 juillet. Il a justifié en particulier le gel des prestations sociales en contrepartie des baisses de charges et d'impôts.

Manuel Valls passe à la contre-offensive. Après le vote en première lecture, hier mardi 1er juillet, du collectif budgétaire et avant celui, la semaine prochaine, du collectif social contenant les baisses de charges des entreprises qui déplaisent tant à une partie de sa majorité, le Premier ministre est venu s'expliquer ce 2 juillet sur BFMTV et RMC. Il l'a fait également quelques jours avant la grande conférence sociale de la semaine prochaine à l'Elysée.

30.000 euros de dette par Français

Le Premier ministre est d'abord revenu sur le gel des prestations sociales qui braquent nombre de parlementaires de gauche. "Ce gel sera maintenu", a affirmé le chef du gouvernement. Il a rappelé qu'il fallait trouver des économies pour financer les baisses de charges et d'impôts.

Il est ensuite revenu sur les 57% de dépenses publiques en France et la dette qui s'accroît. "Nous espérons maintenir la dette sous les 2.000 milliards d'euros en 2015". Cette dette, rappelle-t-il, "représente 30.000 euros par Français".

Concernant ses annonces d'entrée en vigueur progressive du compte-pénibilité, Manuel Valls a estimé qu'il "fallait être pragmatique et très attentif à la complexité" des réformes. "Je ne veux pas empêcher la marche des entreprises vers l'investissement".

Sur la possible suspension des seuils sociaux, il a estimé que "si moi on me dit que, en faisant évoluer les seuils, cela permet la création de milliers d'emplois, ma responsabilité, c'est de dire aux partenaires sociaux 'avancez, trouvez les bonnes solutions'", a ajouté M. Valls. "si l'on me dit que cela créera des milliers d'emplois, alors je suis pour".

"Dans deux tiers des PME (...), entre 10 et 20 salariés, il n'y a pas de représentation du personnel. Ca veut dire que les seuils eux-mêmes ne veulent rien dire" et "ce sont des droits qui ne s'appliquent pas", a-t-il ajouté.

P.C