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Vestager hausse le ton contre Pékin pour protéger les entreprises européennes

La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager.

La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager. - John Thys - AFP

La Commissaire européenne à la Concurrence la réciprocité pour que les entreprises européennes bénéficient en Chine des mêmes conditions que les entreprises chinoises en Europe.

La Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a mis en garde mardi la Chine contre toute concurrence déloyale, l'incitant à offrir "les mêmes conditions" aux entreprises européennes que celles dont bénéficient les firmes chinoises dans l'UE.

Dans un entretien à l'AFP, Margrethe Vestager estime important de "travailler sur une concurrence loyale non seulement dans l'application des règles de concurrence, mais aussi en matière de réciprocité". "Je pense que c'est un problème si, par exemple, on permet à une entreprise chinoise de faire des affaires en Europe, mais qu'il existe des limites assez strictes quant à la manière dont une entreprise européenne peut faire des affaires en Chine", a-t-elle ajouté.

Protéger "l'ordre public, la sécurité et la cybersécurité"

"Deuxièmement, je pense qu'il est important que nous puissions filtrer les investissements directs étrangers" pour protéger "l'ordre public, la sécurité et la cybersécurité" dans l'UE, a-t-elle poursuivi. L'UE devrait s'entendre d'ici la fin de l'année sur un "cadre" européen pour le contrôle des investissements étrangers en son sein, afin de répondre à l'inquiétude de ses plus grands Etats membres face aux acquisitions, principalement chinoises, dans leurs secteurs stratégiques.

La France, l'Allemagne et - à l'époque - l'Italie, inquiètes de voir des groupes étrangers, notamment chinois, s'offrir à moindre coût et de manière qu'ils jugent déloyale une expertise et des technologies clés en rachetant leurs entreprises, réclament de longue date une législation européenne permettant de filtrer certaines opérations. Questionnée sur la fusion des géants du rail, Siemens et Alstom, défendue par Paris et Berlin notamment pour mieux faire face à la concurrence chinoise, Margrethe Vestager a rappelé qu'elle était en cours d'examen. "La décision va prendre encore quelque temps", a-t-elle dit.

P.S. avec AFP